Les pharmaciens québécois pourront prescrire certains médicaments

Un rôle accru pour les pharmaciens

Un an après l'adoption, à l'unanimité par l'Assemblée nationale, de la loi 41, qui donne aux pharmaciens la possibilité de prescrire certains médicaments, une entente est signée entre le Collège des médecins et l'Ordre des pharmaciens du Québec pour mettre en application ladite loi.

Cependant, les règlements encadrant cette entente sont en cours d'élaboration. Une fois rédigés, ces règlements seront publiés dans la Gazette officielle dans les 45 jours.

Selon le ministre de la Santé, Réjean Hébert, l'entente entrera en vigueur au printemps prochain.

Le ministre Hébert a qualifié cette entente d'« inédite » lorsqu'il l'a annoncée lundi à Montréal en compagnie du président-directeur général du Collège des médecins, Dr Charles Bernard, et de la présidente de l'Ordre des pharmaciens du Québec, Diane Lamarre.

En vertu de cette entente, les pharmaciens pourront :

  • prolonger une prescription de contraceptifs, mais avec l'obligation d'un suivi médical;
  • ajuster une ordonnance (doses, posologie);
  • prescrire certains médicaments préventifs;
  • prescrire des médicaments quand le diagnostic et le traitement sont déjà connus;
  • prescrire et interpréter certaines analyses de laboratoire.

Les règlements en cours d'élaboration concernent notamment la rémunération des pharmaciens pour leurs nouvelles responsabilités.

Ce rôle accru des pharmaciens contribuera à désengorger les cliniques et les urgences médicales.

En entrevue à RDI, Diane Lamarre a expliqué que le temps écoulé depuis l'adoption de la loi a été utile « pour bien baliser les conditions, mais aussi pour bien rassurer les médecins et les pharmaciens ».

Les pharmaciens suivront une formation pour accomplir leurs nouvelles tâches.