Richard Wagner est accueilli à la Cour suprême du Canada

Le juge Richard Wagner fait son entrée officielle à la Cour suprême du Canada Le juge Richard Wagner fait son entrée officielle à la Cour suprême du Canada

Le juge québécois Richard Wagner a fait son entrée officielle à la Cour suprême du Canada, lundi, lors d'une cérémonie protocolaire à Ottawa.

Richard Wagner a été nommé au plus haut tribunal du pays par le premier ministre Stephen Harper, le 2 octobre dernier.

Sa nomination à la Cour suprême visait à pourvoir le siège de la juge québécoise Marie Deschamps, qui a quitté ses fonctions à la fin du mois d'août. Âgé de 55 ans, il sera le plus jeune des neuf juges qui siègent à la Cour suprême.

M. Wagner était juge à la Cour d'appel depuis 2011. Il avait auparavant été juge à la Cour supérieure du Québec pendant sept ans.

M. Wagner a été très actif au sein des barreaux québécois et canadien. Il a notamment dirigé la section du droit de la construction de la division Québec du Barreau canadien.

Originaire de Montréal, Richard Wagner a fait ses études au Collège Jean-de-Brébeuf de Montréal et à l'Université d'Ottawa.

Il détient un baccalauréat en sciences sociales avec concentration en sciences politiques et une licence en droit. Il a été admis au Barreau du Québec en 1980 avant d'être nommé juge à la Cour supérieure du Québec en 2004.

Richard Wagner est le fils du premier ministre de la Justice du Québec, Claude Wagner. Ce dernier a été nommé à ce poste par Jean Lesage lors de la création du ministère, en 1965. Claude Wagner a également brigué la direction du Parti libéral du Québec et, plus tard, celle du Parti conservateur sur la scène fédérale.

Un juge connu

Le nom du juge Wagner est connu du grand public, puisqu'il a rendu des jugements dans des causes très médiatisées.

Il a notamment condamné Vincent Lacroix, l'ancien PDG de Norbourg, à une peine de 13 ans de prison pour avoir fraudé près de 9200 investisseurs.

Plus récemment, il a rendu la décision de maintenir en détention pendant les procédures d'appel l'ex-juge Jacques Delisle, condamné pour le meurtre prémédité de son épouse.