Sommet sur l'éducation : des divisions sur le rôle d'un organisme indépendant

Le reportage de Martine Biron

Pierre Duchesne, ministre de l'Enseignement supérieur, a reconnu vendredi des divisions sur la composition et le rôle d'un éventuel organisme public indépendant sur les universités.

Faisant le point sur la première rencontre thématique, qui s'est tenue à l'Université Laval à Québec, Pierre Duchesne a été bombardé de questions sur les divergences liées à la nature d'un éventuel organisme public indépendant.

Cet organisme sera-t-il consultatif ou contraignant? Pour Pierre Duchesne les avis se rejoignent sur « le pouvoir du ministère de maintenir le droit de regard et d'être finalement le dernier porteur de ces décisions là ».

Sans donner plus de détails, le ministre de l'Enseignement supérieur a dit souhaiter que l'organisme « ne soit pas une structure administrative bureaucratique supplémentaire ».

« Si on va vers un organisme, il faut s'assurer qu'il allège les contrôles », a jouté Pierre Duchesne, qui souhaite déposer un plan au Sommet de février.

Mais on ne s'entend pas encore sur la composition de cet organisme censé surveiller la qualité de l'enseignement.

Pour Nadia Lafrenière de l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), « seules les personnes issues du milieu universitaire peuvent poser un jugement valable sur l'enseignement universitaire ».

Luce Samoisette, présidente du conseil d'administration de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ), estime qu'« une majorité de membres ne devraient être ni à l'emploi ni étudiant tout en ayant une bonne connaissance du milieu universitaire ».

Les recteurs estiment, en fait, que la qualité de l'enseignement n'est pas un problème, que c'est même un faux débat.

Ce n'est pas l'avis de Martine Desjardins, présidente de la FEUQ. Elle pense que « ceux qui ont la main mise sur les différents éléments, ce sont les recteurs et que l'ensemble de la communauté professeurs, chargés de cours, étudiants on a pas grand-chose à dire dans le développement du réseau ».

Des représentants des associations étudiantes et des universités, des recteurs ainsi que des acteurs de la société civile ont pris part à cette première de quatre remontres prévues avant le Sommet de l'enseignement supérieur. Ces rencontres portent sur:

  • La qualité de l'Enseignement supérieur
  • L'accessibilité et la participation aux études supérieures
  • La gouvernance et le financement des universités
  • La contribution des établissements de la recherche au développement du Québec

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