Une mère de la Côte d'Ivoire installée au Québec réunie avec ses trois enfants

De grandes retrouvailles

Soulagement pour une femme d'origine ivoirienne installée depuis deux ans à Saint-Félicien, au Saguenay-Lac-Saint-Jean : elle a été réunie avec ses trois enfants dimanche, après plus de deux ans d'attente.

En 2010, Marie-Gabrielle Tacka quittait sa Côte d'Ivoire natale, poussée par l'instabilité politique. Elle laissait derrière elle ses trois plus jeunes enfants, inquiète de ne pas pouvoir subvenir à leurs besoins dès son arrivée. Elle emmenait toutefois son aîné, maintenant âgé de 23 ans.

« Je ne voulais pas venir avec eux, sans travail dans l'immédiat, qu'est-ce qui serait advenu d'eux? J'ai préféré venir avec le plus grand, lui n'avait pas besoin de gardiennage et pouvait m'aider à construire le nid, en quelque sorte », raconte la femme.

Soir de grandes retrouvailles dimanche, à l'aéroport Pierre-Elliot-Trudeau de Montréal. Mme Tacka a pu serrer dans ses bras ses trois enfants âgés de 8, 11 et 13 ans.

Si Mme Tacka était nerveuse à l'idée de voir la réaction de ses enfants lors de leur arrivée, leurs cris et leur course dans l'aéroport ont certainement apaisé son anxiété.

Tant les enfants que leur mère et leur frère étaient profondément émus, quelques minutes seulement après leur réunification.

Une vraie Félicinoise

Depuis son arrivée au Québec, Marie-Gabrielle Tacka suit des cours visant à lui permettre de démarrer sa propre entreprise. Elle est également impliquée auprès des personnes âgées.

La communauté l'a vite adoptée, selon son ami Christian Doré.

« Marie, c'est une personne qui va vers les autres, qui donne aux autres, qui donne de l'amour, qui sourit. C'est agréable aussi pour la communauté d'aller vers elle », explique-t-il.

D'ailleurs, la communauté de Saint-Félicien a mis la main à la pâte pour préparer l'arrivée de ses enfants : la population l'a aidée à acheter les billets d'avion de ses enfants, lui a donné des vêtements et d'autres accessoires pour ses enfants. L'Office municipal de Saint-Félicien lui a également trouvé un logement assez grand pour héberger toute la famille.

« J'ai bénéficié de la générosité des gens avec qui je vis ici. Je suis chez moi ici et puis tout le monde attend mes enfants », raconte Mme Tacka.

Et les enfants, eux, attendent impatiemment leur première bordée de neige.

Avec les informations de Mireille Chayer et de Louis-Phillipe Ouimet

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