Droits de scolarité au Québec : un débat de société

L'ASSE au sommet sur l'éducation, mais sous conditions

Jérémie Bédard-Wien, porte-parole de l'ASSE Jérémie Bédard-Wien, porte-parole de l'ASSE

L'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE) dit qu'elle participera au sommet sur l'éducation, mais à plusieurs conditions.

Réunie en congrès à Québec dimanche, l'ASSE a décidé de prendre part à la première rencontre préparatoire au sommet, mais elle veut que l'échéancier des rencontres soit modifié. Elle réclame le report de la deuxième rencontre au mois de janvier, et l'étalement des autres rencontres à un intervalle d'un mois.

Disant être très prudente et méfiante envers le processus, l'association dit garder toutes les options ouvertes. « Si cet espace de consultation ne permet pas à l'ASSE d'amener ses revendications, ou si les conclusions sont tirées d'avance, l'ASSÉ se réserve la possibilité de quitter le processus à tout moment » prévient Jérémie Bédard-Wien, son porte-parole.

M. Bédard-Wien soutient que le sommet a déjà des orientations, et que celles-ci ne permettront pas d'aborder des questions « fondamentales ». Il ajoute que le gouvernement semble aussi déjà être prêt à proposer l'indexation comme solution de rechange à une hausse des droits de scolarité, tout en « prétendant que tout est sur la table ».

« Nous restons méfiants de cette consultation, et nous rappelons que seule la construction d'un mouvement de masse combatif pourra mener au changement social. » — Jérémie Bédard-Wien

L'ASSE entend se concentrer lors des rencontres préparatoires et du sommet sur la question de gratuité scolaire et celle d'une éducation « libre des impératifs du marché ».

L'association lance d'ailleurs un site Internet pour faire la promotion de la gratuité scolaire.