Le traitement des plaintes sur l'équité salariale piétine

infirmières

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) a exhorté dimanche le Conseil du trésor à régler des plaintes relatives à l'équité salariale dans le milieu de la santé qui piétinent depuis 4 ans, indiquant que « sa patience a atteint ses limites ».

Au mois d'octobre 2008, le syndicat, qui représente la majorité des travailleurs du secteur de la santé, déposait une vingtaine de plaintes en lien avec le maintien de l'équité salariale pour des emplois majoritairement occupés par des femmes. C'était avant l'amendement de la Loi sur l'équité salariale.

La FSSS-CSN soutenait notamment que des préposées aux bénéficiaires, des secrétaires médicales et des infirmières auxiliaires méritaient des augmentations salariales en raison de modifications organisationnelles survenues dans le réseau de la santé.

Le syndicat est d'avis que ces changements ont eu pour effet d'accroître la valeur des emplois occupés par ces femmes. Ces dernières n'ont cependant jamais vu la couleur de l'argent associé à leurs nouvelles fonctions.

Depuis avril 2011, la FSSS-CSN est en pourparlers avec la Commission de l'équité salariale (CES) et le Conseil du trésor, mais les négociations ne progressent tout simplement pas. Pour des raisons obscures, le Conseil a fait savoir qu'il n'envisageait pas de régler la question avant décembre, ont révélé les représentants du syndicat.

Selon la FSSS-CSN, le Conseil du trésor multiplie les excuses pour justifier le report du traitement des plaintes.

Au lendemain de l'élection du gouvernement de Pauline Marois, le Conseil a contacté le syndicat pour l'informer de son intention d'amorcer un dernier blitz de négociations afin de fermer le dossier.

« On a tout fait, on a tout mis sur la table », a soupiré le président par intérim de la FSSS-CSN, Jeff Begley. La semaine dernière, le syndicat était prêt à parapher une entente, mais le Conseil du trésor lui a signifié qu'il avait besoin d'un mois supplémentaire pour étudier les plaintes.

« Si ça avait été la première fois que le Conseil du trésor nous demandait un autre mois, il n'y aurait eu rien là, mais ça va de mois en mois et les mois deviennent des années », a affirmé M. Begley. « Quatre ans, c'est assez pour traiter une vingtaine de plaintes ».

La FSSS-CSN envisage un plan d'action si le mois de décembre ne débouche pas sur un règlement.