La commission Charbonneau

Commission Charbonneau : Martin Dumont contre-interrogé ce matin

L'ex-organisateur politique Martin Dumont raconte des menaces reçues de la part d'un entrepreneur, en juin 2007. L'ex-organisateur politique Martin Dumont raconte des menaces reçues de la part d'un entrepreneur, en juin 2007.

Le contre-interrogatoire de l'ex-organisateur politique du parti Union Montréal, Martin Dumont, se poursuit ce matin à la commission Charbonneau.

L'avocat d'Union Montréal, Me Michel Dorval, poursuivra le contre-interrogatoire de Martin Dumont qu'il a amorcé mardi en fin de journée.

Martin Dumont a créé une onde de choc mardi, en révélant que le maire de Montréal, Gérald Tremblay, était tout à fait au courant de l'existence d'une double comptabilité dans son parti lors d'élections partielles organisées en décembre 2004.

L'ex-organisateur politique a aussi raconté à la juge France Charbonneau comment d'importantes sommes d'argent comptant étaient versées secrètement dans les caisses du parti Union Montréal.

Bernard Trépanier Bernard Trépanier

M. Dumont a par ailleurs relaté que l'entrepreneur Nicolo Milioto, de Mivela Construction, avait insisté pour lui remettre une importante somme d'argent en liquide, destinée à Bernard Trépanier, dans une salle de toilette en novembre 2004, lors d'un événement dans l'arrondissement Mercier-Hochelaga-Maisonneuve.

Selon Martin Dumont, l'argent coulait à flot dans les bureaux de l'argentier d'Union Montréal, Bernard Trépanier, dans les mois qui ont précédé l'élection municipale de 2005.

Menaces et intimidation

L'ex-organisateur du parti a aussi révélé avoir été menacé de mort par l'entrepreneur en construction Nicolo Milioto, en juin 2007.

M. Dumont, qui était, à cette époque, chef de cabinet du maire de l'arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, rencontrait alors Nicolo Milioto parce qu'il s'interrogeait sur le montant anormalement élevé d'un contrat accordé à Mivela Construction.

Selon les déclarations de Martin Dumont, c'est à ce moment que Nicolo Milioto lui aurait expliqué que les fondations de ses trottoirs étaient « très épaisses et profondes » et qu'il ne faudrait pas qu'il se retrouve dedans.

Suivez en direct le contre-interrogatoire de Martin Dumont et les travaux de la commission Charbonneau sur notre site.

Nicolo Milioto Nicolo Milioto : document présenté à la commission Charbonneau