Menacé d'expulsion après 32 ans passés au Canada, un résident de la Montérégie d'origine portugaise peut finalement rester au pays. Immigration Canada a appelé Jose Pereira mercredi pour lui annoncer la bonne nouvelle.
Ses boîtes étaient faites, sa maison de Saint-Roch-en-Richelieu, mise en vente. Son départ pour le Portugal était prévu le 21 août. M. Pereira et sa femme étaient prêts. « J'ai tout vendu, j'ai deux chaises dans ma maison, a-t-il confié mercredi matin à Radio-Canada. J'ai loué une maison au Portugal, j'ai loué un conteneur, [...] on n'a plus rien. »
Marié à une Québécoise et père de quatre enfants, M. Pereira va donc passer des vacances forcées au Portugal, peut-être pour trois mois, avant de revenir et de reprendre ses démarches pour obtenir la citoyenneté canadienne.
« Immigration canada vient de m'appeler pour dire : "On va vous restituer votre carte de résident permanent parce qu'on a vu qu'il y avait eu une erreur." », a-t-il dit en matinée en entrevue. Les services de l'immigration ont également présenté leurs excuses à la famille Pereira.
L'avenir de ce chef d'entreprise au Québec a été compromis à cause d'un imbroglio administratif qui remonte à 2009.
La médiatisation de cette affaire n'est peut-être pas étrangère à cet heureux dénouement. « Je voudrais d'abord remercier [le journaliste Normand] Grondin, les médias, c'est vraiment des gens impeccables », a déclaré M. Pereira. M. Grondin a été le premier à avoir parlé de ses déboires avec les services canadiens d'immigration.
Mardi soir encore, Immigration Canada soutenait dans un courriel envoyé à Radio-Canada que M. Pereira avait abusé des lois du pays en matière d'immigration.