La Gazette officielle du Québec, qui recense l'ensemble des décisions d'ordre législatif et réglementaire prises par le gouvernement du Québec, peut désormais être consultée gratuitement dans Internet.
Les parties 1 et 2 de la Gazette, qui portent respectivement sur les avis juridiques et les lois et règlements, sont maintenant accessibles sur le site Internet des Publications du Québec.
Le Règlement sur la Gazette officielle du Québec a été modifié en ce sens, ont fait savoir jeudi la présidente du Conseil du Trésor Michelle Courchesne et le ministre de la Justice Jean-Marc Fournier.
Le nouveau règlement modifie aussi le prix de l'abonnement annuel sur support papier et des tarifs pour les avis, les annonces et les documents publiés dans la Gazette.
En agissant de la sorte, « le gouvernement contribue à favoriser l'accès à la justice à moindre coût dans l'avenir », a fait valoir le ministre Fournier dans un communiqué.
La ministre Courchesne a quant à elle souligné que cette décision « contribue à l'atteinte des objectifs gouvernementaux en matière de développement durable et de gouvernement en ligne ».
La publication gratuite en ligne de la Gazette officielle du Québec est annoncée une semaine après le lancement du portail de données ouvertes du gouvernement du Québec, comme l'avait préconisé le rapport du député libéral Henri-François Gautrin.
Un portail critiqué
Le portail, accessible à l'adresse données.gouv.qc.ca, vise à rendre accessibles toutes les données publiques du gouvernement en formats libres, afin de permettre à tous de les analyser.
On y trouve par exemple la liste des structures qui font l'objet d'une surveillance à Transports Québec, et la liste des grands chantiers en cours, avec les montants des contrats et les sous-traitants associés.
Dans un billet publié mardi sur son site Internet, le groupe Québec ouvert, qui fait la promotion des données ouvertes, a qualifié l'initiative de « premier pas intéressant, mais malgré tout assez timide ».
Selon lui, le gouvernement a encore « du chemin à faire pour se hisser parmi le peloton des gouvernements "open data" et pour en faire un outil de transparence gouvernementale ».
Québec ouvert note par exemple que plusieurs des données publiées « étaient déjà disponibles de manière assez directe sur différents sites, notamment celui de l'Institut de la statistique du Québec », et que plusieurs documents sont publiés en format texte (format XML) plutôt que dans un tabulateur (format CSV).
Les tableaux de bord que propose Transports Québec, note l'organisme à titre d'exemple, « passent un peu à côté de la philosophie des données ouvertes, dont l'objectif n'est pas d'avoir des données compilées et formatées, mais bien d'avoir les données sous-jacentes ».
« À voir lesdits tableaux de bord, note Québec ouvert, il est probable que cette information est stockée dans une base de données, alors pourquoi ne pas l'ouvrir? »