C'est la grande fin de semaine des déménagements. Le 1er juillet est traditionnellement le jour des déménagements au Québec. Des dizaines de milliers de ménages changent d'adresse. En fait, près de 200 000 ménages feront et déferont leurs boîtes, si ce n'est pas déjà fait.
Dans la région de Montréal, locataires et propriétaires sont invités à prendre les mesures nécessaires pour éviter la propagation des punaises de lit d'un logement à un autre.
Il est fortement recommandé de ne pas récupérer les matelas, les meubles rembourrés et les vêtements jetés à la rue. Une autre précaution à prendre est d'inspecter avec une lampe de poche les endroits où pourraient se cacher des punaises de lit, comme les fissures et les moulures dans le nouveau logement loué.
La Ville de Montréal a aussi mis sur pied un site web pour inviter les gens à tenter de réduire l'impact environnemental du déménagement, un impact 60 000 tonnes d'ordures ménagères, d'objets encombrants, de résidus de construction, de rénovation et de démolition résidentielles qui sont ramassées. Plusieurs objets peuvent être recyclés et la Ville recommande d'utiliser notamment les écocentres, qui sont des sites de récupération.
De son côté, le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) profite de cette période pour demander au gouvernement d'investir dans les logements sociaux.
Même si la situation dans la région métropolitaine s'est améliorée depuis le début des années 2000, l'offre de logements locatifs frôle le 0 % dans certaines régions comme l'Abitibi et la Côte-Nord.
Une quarantaine de ménages seraient toujours sans logis à Gatineau, et une trentaine d'autres à Rouyn-Noranda, selon les évaluations de l'organisme. À Montréal, une dizaine de familles seraient en attente d'un logement, selon Patricia Bouchard, directrice du Service des demandes de logement et service de référence.
Au total, une centaine de ménages se retrouveront sans domicile à compter du 1er juillet.
Le FRAPRU dénonce particulièrement le manque de construction de logements sociaux ces dernières années dans la province. Selon François Saillant, coordonnateur du regroupement, le gouvernement devrait investir davantage dans les logements sans but lucratif et même revenir à la formule des habitations à loyer modique.
La FRAPRU souhaite avant tout que Québec investisse à long terme pour s'attaquer à la source du problème, soit le manque de logements abordables. Mais en attendant, M. Saillant souligne que des mesures d'aide sont nécessaires pour les gens qui se retrouvent en difficulté.