Les enveloppes suspectes contenaient une poudre blanche inoffensive

  |  Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Le point sur les colis suspects

Les 24 enveloppes suspectes qui ont été envoyées mercredi à diverses personnalités publiques et divers immeubles, dont les bureaux du premier ministre Jean Charest à Sherbrooke et de ministres provinciaux, contenaient finalement une poudre blanche inoffensive.

L'agent Benoît Richard, porte-parole de la Sûreté du Québec, a tenu un bref point de presse mercredi soir au quartier général de la SQ, à Montréal. Il a expliqué que 12 enveloppes ont été acheminées à des bureaux situés sur le territoire de la SQ et 11 sur celui du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Une 24e enveloppe a été signalée jeudi matin.

Les policiers ont rapidement déterminé que les enveloppes ne contenaient pas de l'anthrax, mais des échantillons ont tout de même été envoyés à Santé Canada pour analyse.

Outre le bureau du premier ministre, le bureau des ministres Michelle Courchesne (Éducation), Jean-Marc Fournier (Justice), Yves Bolduc (Santé), Christine St-Pierre (Culture et communications), Monique Gagnon-Tremblay (Relations internationales), Pierre Arcand (Développement durable) et du député Gerry Sklavounos ont notamment fait l'objet d'opérations policières mercredi matin à Laval, Montréal, Québec et Sherbrooke.

Outre les bureaux politiques, l'immeuble de Loto-Québec abritant les bureaux de la Conférence des recteurs des universités du Québec (CRÉPUQ), ceux du Conseil du patronat, les locaux du réseau TVA, un autre immeuble de Quebecor au centre-ville de Montréal, les locaux du quotidien La Presse et ceux de la radio Pirate à Québec ont été visés.

« C'est clair qu'on essaie de nous intimider. Et bien sûr le gouvernement ne se laissera pas intimider. » — Pierre Arcand, ministre du Développement durable

Les envois ont été revendiqués par un groupe s'appelant « Forces armées révolutionnaires du Québec ». Des messages étaient écrits sur les lettres, mais les policiers n'ont pas voulu en dévoiler la teneur.

Lors d'un point de presse tenu en soirée, la Sûreté du Québec a indiqué que l'entité était connue des services policiers depuis longtemps, mais qu'ils « n'avaient pas entendu parler d'eux depuis plusieurs années ».

C'est pourquoi la SQ a demandé à ses services de renseignement d'effectuer des recherches plus approfondies. « Avant de dire qu'on s'adresse à un groupe de terroristes, on va devoir faire l'analyse de tout ça », a déclaré le porte-parole de la SQ, Benoît Richard.

L'enquête a été confiée au Groupe antiterroriste de la Sûreté du Québec.

Pompiers et policiers ont été dépêchés aux bureaux de Jean Charest, à Sherbrooke. Pompiers et policiers ont été dépêchés aux bureaux de Jean Charest, à Sherbrooke.

Des évacuations ont eu lieu dans certains des endroits ciblés. Des pompiers et des ambulanciers ont aussi été dépêchés sur les lieux, mais selon Robert Lamle d'Urgences-santé, personne n'a été incommodé par le contenu des enveloppes. Des personnes ont été placées en isolation, mais personne n'a été transporté à l'hôpital, a-t-il précisé.

Plusieurs personnes ont toutefois eu « une peur atroce », relate le porte-parole du SPVM, Yannick Ouimet.

Le premier ministre Jean Charest n'a de son côté pas commenté cet incident.

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