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Une forte majorité d'enseignants, d'orthopédagogues et du personnel de soutien des écoles rejette la proposition de la CAQ de soumettre les enseignants à une évaluation en échange d'une hausse de leur salaire et s'oppose à une ancienne proposition du PLQ sur le financement des écoles.
Selon un sondage de la firme CROP commandé par la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), ils sont plus de 90 % à être en désaccord avec ces propositions.
Quelque 65 % des 1198 personnes sondées ont en fait une opinion plutôt bonne du système d'enseignement actuel et 13 % une très bonne opinion.
Le président de la CSQ, Réjean Parent, espère que devant ces résultats, François Legault cessera de laisser « faussement croire » qu'il peut compter sur l'appui des enseignants.
Le chef de la CAQ propose dans son programme d'augmenter le salaire des enseignants de 20 %, en échange de quoi ils se soumettraient à une évaluation bi-annuelle et travailleraient à forfait, perdant ainsi leur sécurité d'emploi.
Sondage CROP commandé par la CSQ; échantillon de 98 enseignants de niveau collégial et 443 enseignants de niveau primaire et secondaire
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Luc Lavigne
Piqué au vif, François Legault a accusé le président de la CSQ de malhonnêteté.
« Je trouve que c'est de la manipulation d'information, c'est odieux, c'est inacceptable que Réjean Parent fasse circuler des sondages en proposant des questions qui ne présentent même pas nos propositions, à la Coalition », dit-il.
M. Legault affirme qu'il veut donner plus de responsabilités aux enseignants et que ceux qu'il rencontre sont d'accord avec lui.
« De nombreux enseignants continuent de me dire qu'ils sont d'accord pour avoir plus de pouvoirs dans leur école, et avoir une évaluation », ajoute-t-il.
Financer les écoles selon le rendement scolaire
Le président de la CSQ estime que la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, devrait tout aussi prendre note de l'opinion des enseignants, largement opposés à la défunte idée de son parti sur le financement des établissements d'enseignement.
Le PLQ avait proposé de financer les écoles en fonction du rendement scolaire de leurs élèves, avant de retirer sa proposition, en octobre dernier, devant l'indignation de groupes comme la CSQ et la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ).
Sondage CROP commandé par la CSQ; échantillon de 98 enseignants de niveau collégial et 443 enseignants de niveau primaire et secondaire
Près de trois quarts des enseignants sondés croient que l'instauration de cibles concernant les taux de réussite des élèves pourrait inciter à la manipulation dans les notes des élèves. Un tiers d'entre eux admet d'ailleurs avoir déjà été poussé par la direction à revoir à la hausse les résultats de leurs élèves.
Quelque 95 % des personnes sondées croient que les compressions, évaluées par la CSQ à 600 millions de dollars sur trois ans et annoncées par le gouvernement Charest, entraîneront une détérioration de la qualité des services aux élèves.