C'est dimanche que commence la 22e Semaine québécoise de prévention du suicide, et les organismes oeuvrant dans le milieu demandent la mobilisation de tous les intervenants.
Il ne faut pas relâcher la vigilance, face au suicide
L'Association québécoise de prévention du suicide, notamment, lance un appel aux institutions, aux entreprises, aux hôpitaux, aux prisons, aux écoles et aux CHSLD, pour qu'ils mettent tout en oeuvre afin d'enrayer ce fléau.
Bien qu'un certain progrès soit enregistré dans les dernières années, actuellement, plus de 1100 Québécois s'enlèvent la vie tous les ans. Chaque fois qu'une personne se suicide, elle entraîne dans la souffrance 10 proches, estiment les experts.
Bruno Marchand, directeur général de l'Association québécoise de prévention du suicide, indique que les progrès sont fragilisés par certains propos émis par des personnalités publiques. Il cite l'exemple des récents propos du sénateur Pierre-Hugues Boisvenu qui a suggéré, avant de se rétracter, que chaque assassin emprisonné devrait avoir, dans sa cellule, les moyens de mettre fin à ses jours.
« De tels propos ne nous aident pas dans notre bataille contre le suicide », a déclaré monsieur Marchand.
Selon les estimations, plus de 33 000 personnes tenteront par ailleurs de mettre fin à leurs jours.
Selon l'Association québécoise de prévention du suicide, quand 6 % de la population est concernée chaque année, il ne s'agit pas d'un drame individuel, mais du problème de toute une société.
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Dès dimanche, une campagne vidéo intitulée Le suicide n'est pas une option sera lancée sur le web. Plusieurs personnalités ont accepté de partager leur histoire ou leur point de vue sur la question du suicide, pour poursuivre la mobilisation.
Jusqu'au 11 février, des dizaines d'activités de sensibilisation, de mobilisation et de formation seront offertes au public à travers le Québec.