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Le début de l'année est une période importante pour les fumeurs qui veulent en finir avec le tabac. Pour le centre d'appel de la ligne J'arrête, c'est la période de pointe qui vient de commencer.
Ils sont nombreux à vouloir écraser la cigarette, mais peu y parviennent réellement. Certains moyens sont plus efficaces que d'autres, comme pour Nicole Gagné, qui a décidé d'arrêter de fumer voilà un an.
Elle a fumé sa première cigarette à l'âge de 13 ans et a continué pendant 50 ans. Mais le 9 janvier 2011, elle a décidé d'arrêter définitivement.
L'encouragement des agents de la ligne J'arrête, avec des appels réguliers et des certificats mensuels, y est pour beaucoup.
En 10 ans, la ligne J'arrête a aidé plus de 90 000 Québécois à cesser de fumer. Les intervenants reçoivent une formation de six semaines sur la dépendance au tabac et sur l'aide à apporter à ceux qui veulent écraser.
Arrêter de fumer n'est pas une entreprise facile. La cigarette est souvent associée au plaisir. Il faut prévoir une activité plaisante pour la remplacer, suggèrent les spécialistes.
Même s'il est passé d'un taux de 30 % à 23 % dans la population en 10 ans, le tabagisme demeure un véritable fléau. Le Québec compte pas moins de 1,5 million de fumeurs, avec un taux de 28 % chez les jeunes de 20 à 34 ans. Ces chiffres placent la province en tête de liste au Canada.
Le défi est important : pour chaque fumeur qui veut arrêter, il y a en moyenne quatre personnes qui fument pour la première fois.
Même si le taux de réussite est relativement faible, cela ne devrait pas décourager les personnes qui veulent arrêter de fumer, insiste Diane Villeneuve, médecin à la Direction de la santé publique de Montréal.
La motivation joue également un rôle important. Nicole Gagné a déjà essayé d'arrêter deux fois. Cette fois-ci c'est la bonne, dit-elle, grâce à son parrain : Thomas, un garçon de 10 ans.
En demandant au jeune Thomas de la parrainer, elle espère aussi l'encourager à ne jamais commencer à fumer.
D'après le reportage d'Anne-Louise Despatie