Le député péquiste et porte-parole de l'opposition officielle en matière de langue, Yves-François Blanchet (archives)
Le Parti québécois juge que la nouvelle mesure de Québec concernant la langue de communication de la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) avec les nouveaux arrivants encouragera une anglicisation de ceux-ci, contrairement à l'objectif prétendu du gouvernement d'encourager la francisation.
À compter du 30 janvier prochain, la RAMQ limitera en effet à un an ses communications en anglais avec les immigrants allophones - même ceux ayant une connaissance approximative du français - qui se font attribuer un « code de langue » à leur arrivée en sol québécois, selon la Presse Canadienne.
Au bout d'un an, les communications passeront au français, à moins que la personne demande de poursuivre les communications en anglais.
Selon le PQ, cette possibilité pour les immigrants de demander à être servis dans la langue de Shakespeare encourage l'anglicisation.
« Ainsi, un immigrant qui souhaite s'angliciser ou fonctionne déjà en anglais n'aura qu'à en faire la demande. On va donc rendre légale et légitime une pratique contraire à l'esprit de la loi 101 », a dénoncé le député de Drummond et porte-parole de l'opposition officielle en matière de langue, Yves-François Blanchet, dans un communiqué.
« Le moment choisi pour annoncer ce changement et la teneur de la mesure illustrent assez bien la lâcheté d'un gouvernement pour qui la langue française n'est pas une priorité », poursuit-il.
Le PQ demande au gouvernement de revoir immédiatement cette politique.
Dans une entrevue plus tôt cette semaine, la ministre responsable de la Charte de la langue française, Christine St-Pierre, disait croire que seule une minorité de nouveaux arrivants vont exiger de continuer à être servis en anglais, un droit qui leur est garanti.
La plupart d'entre eux, selon elle, vont passer au français au terme de la période d'un an.