La 11e édition de La grande guignolée des médias s'est déroulée jeudi, presque partout au Québec.
En début de soirée, un peu plus de 150 000 $ avaient été amassés à Montréal seulement, mais il s'agit encore d'un bilan provisoire. Le bilan de l'événement sera connu lundi, mais les Québécois peuvent continuer de donner par Internet et par téléphone jusqu'au 24 décembre.
L'objectif de cette grande journée de solidarité est d'amasser un maximum de denrées non périssables et de dons en argent afin de venir en aide à des milliers de démunis et de familles.
« La période des fêtes est une période difficile durant laquelle le nombre de repas distribué augmente alors qu'il faut aussi préparer les colis de Noël », souligne Dany Michaud, le directeur général de Moisson Montréal, un des organismes soutenus par La guignolée des médias. En entrevue sur le plateau de RDI Matin, il a lancé un appel à la générosité des Québécois. « La période des fêtes est aussi celle où on récolte un maximum de denrées et d'argent qui serviront tout au long de l'année. »
Les employées de Radio-Canada se mobilisent pour La guignolée des médias.
©
Geoffrey Dirat
La pauvreté, une réalité québécoise
Selon différentes études, près de 1,5 million de Québécois vivent sous le seuil de pauvreté. Celui-ci correspond à un revenu mensuel de 16 000 $ pour une personne seule, et de 32 000 $ pour une famille de quatre membres.
Dans ce contexte, 350 000 personnes ont recours chaque mois aux organismes de bienfaisance pour se nourrir. Le dernier bilan du réseau des banques alimentaires montre que la demande a crû de 28 % entre 2008 et 2011.
Le visage de la pauvreté a également changé ces dernières années. L'écart entre les riches et les pauvres s'est en effet creusé, moins vite cependant au Québec qu'ailleurs au Canada. Fait marquant, de plus en plus de travailleurs ne parviennent plus à subvenir aux besoins de leur famille avec leurs salaires. 10 % d'entre eux ont ainsi besoin de l'aide des banques alimentaires.
Organisée et soutenue par une centaine de médias québécois, La grande guignolée prend tout son sens à la lecture de ces chiffres. Depuis ses débuts, en 2001, l'opération a permis de récolter près de 16 millions dollars, dont 2,7 millions dollars l'an dernier, en plus d'une importante quantité de denrées non périssables. Les dons sont ensuite remis à des organismes qui luttent contre la pauvreté et soutiennent les familles en difficulté.
Porte-parole de marque
Les porte-parole de la guignolée 2011
Comme chaque année, La grande guignolée des médias s'est entourée de personnalités de différents secteurs qui en seront les porte-parole tout au long de la journée : le chef Thierry Daraize, l'auteure India Desjardins, la designer Mariouche Gagné, l'humoriste Cathy Gauthier, les chanteurs Marc Hervieux et Vincent Vallières, l'humoriste Philippe Laprise, le comédien Alex Perron et l'athlète Marianne St-Gelais.
Les dons en denrées non périssables peuvent être déposés jusqu'au 24 décembre dans des centaines d'établissements de vente au détail du Québec.
Radio-Canada se mobilise
Sur Espace musique, la radio musicale de Radio-Canada Marie-Christine Trottier et Philippe Fehmiu ont souligné La grande guignolée des médias à leur façon, en animant de 9 h à 15 h l'émission Beau temps, mauvais temps avec...
De 15 h à 17 h, Michel Désautels a animé une émission spéciale en compagnie de Chloé Sainte-Marie, de La Bottine souriante et d'Ariane Moffatt. L'émission proposait également son célèbre jeu-questionnaire opposant une équipe télé et une équipe radio qui devait identifier des éléments sonores tirés des archives Radio-Canada.