Édifice de la Banque Nationale du Canada
La Banque Nationale va encourager ses gestionnaires unilingues anglophones à apprendre le français, a annoncé lundi la première institution bancaire québécoise.
À l'instar de la Caisse de dépôt et placement du Québec, la Banque Nationale s'est retrouvée sur le gril ces derniers jours lorsque des employés ont dénoncé l'usage quasi exclusif de l'anglais dans certains secteurs d'activité de l'institution, notamment dans celui des technologies de l'information.
En réaction à la controverse, la banque s'engage à mettre en place, progressivement, des façons de faire pour « renforcer » le déroulement des réunions et des échanges en français au Québec, sauf dans des cas particuliers.
L'institution promet aussi d'encourager « activement » les gestionnaires unilingues anglophones à suivre des cours d'apprentissage ou de perfectionnement de la langue officielle du Québec.
Dans un communiqué, la banque souligne en outre que l'unilingue John Cieslak, premier vice-président à la direction, Technologie de l'information, Approvisionnement et Performance organisationnelle, suivra des cours de français.
L'institution financière compte aussi « intensifier » le suivi des contrats externes relatifs à l'affichage afin d'assurer le respect de la prédominance du français dans l'affichage au Québec.
De juridiction fédérale, la Banque Nationale n'est pas tenue d'appliquer la loi 101, mais le fait de son propre chef depuis 30 ans, souligne le communiqué de l'institution.
