Garderie
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Si Québec va de l'avant avec son projet d'interdire la religion dans les services de garde en milieu familial, il jouira du soutien des deux principaux syndicats qui représentent ces travailleuses. Jointes au téléphone, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et la Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui représentent des milliers de responsables des services de garde en milieu familial, se sont dites d'accord avec le principe.
Le quotidien La Presse indique, dans son édition de vendredi, que le ministère de la Famille envisage d'émettre une directive interdisant la religion dans les services de garde familial, comme il a fait pour les Centres de la petite enfance (CPE) et les garderies privées subventionnées.
« L'instruction religieuse, ça se fait avec les Églises, pas dans les CPE et pas dans les garderies », a affirmé en entrevue Jeff Begley, vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN.
« C'est tout à fait dans ce qui est raisonnable. Il y a une place pour l'instruction religieuse, mais ce n'est pas dans les affaires financées par l'État. Et même si c'est un milieu familial, c'est financé par l'État », a rappelé M. Begley.
À la CSQ, le projet de directive du ministère est aussi très bien accueilli. La première vice-présidente, Louise Chabot, admet cependant que « ça pose des questions particulières » qui doivent être étudiées soigneusement.
Respecter le droit à la liberté de religion
« On a un groupe de travail avec le ministère, actuellement, pour étudier la question. En milieu familial, on se retrouve en situation de travailleuses autonomes, où leur milieu de travail est leur domicile, donc un milieu privé, contrairement à une école ou à un Centre de la petite enfance. Donc, avec les questions de liberté de religion qu'on retrouve dans les chartes, il y a des questions plus juridiques à regarder pour ne pas que les directives du ministère contreviennent aux chartes des droits et libertés de la personne », a expliqué Mme Chabot.
Mme Chabot prend soin de rappeler que cette directive ne viserait que les pratiques religieuses proprement dites, et non le code vestimentaire comme le port du voile par la responsable du service, ou le code alimentaire.
Selon Mme Chabot, le ministère viserait le mois de février pour émettre sa directive touchant les services de garde en milieu familial.
La CSQ représente 13 900 responsables de service de garde en milieu familial et la CSN environ 1500. Environ 90 000 enfants fréquentent ces services de garde en milieu familial dans l'ensemble du Québec.
