Un panneau annonçant la présence d'un radar photo.
L'utilisation de radars photo permet d'améliorer la sécurité routière, selon le rapport de la commission responsable des questions de transport publié mercredi.
Selon les 12 députés qui se sont penchés en commission parlementaire sur le projet-pilote lancé en 2009, les radars photo réduisent le nombre d'accidents et de blessés sur les routes de la province. Québec avait alors fait installer 15 appareils - 9 sur les routes et 6 à des feux rouges - dans trois régions.
Le rapport indique que les appareils de surveillance ont pratiquement enrayé les grands excès de vitesse dans les zones surveillées et que la vitesse moyenne a diminué de plus de 10 km/h. De plus, le nombre d'excès de vitesse constaté a diminué de 68 %.
Les parlementaires soulignent toutefois qu'il faut s'assurer que l'utilisation des radars photo soit encadrée et qu'elle ne soit pas perçue comme un moyen de récolter des fonds pour le gouvernement. Bien que lucratifs - les 15 appareils ont rapporté 20 millions de dollars en deux ans - les radars photo sont avant tout un outil pour améliorer la sécurité routière, disent-ils.
Le rapport insiste d'ailleurs sur importance de maintenir la signalisation avertissant de la présence, en aval, d'un radar photo. La présidente de la commission, la députée péquiste de Matapédia Danielle Doyer, ajoute que « l'utilisation des radars photo ne saurait remplacer la présence policière ».
Toujours selon les parlementaires, les citoyens sont favorables au projet-pilote qui jouit d'une bonne acceptation sociale. Plus de 80 % des Québécois appuient l'installation de radars photo, d'après un sondage réalisé au début du projet.
Encadrer le recours aux radars photo
Le gouvernement ne devrait installer des appareils qu'aux endroits particulièrement dangereux, où la surveillance policière est difficile. « Le radar photo, ce n'est pas destiné à être admis partout », affirme le ministre des Transports, Pierre Moreau. Le radar photo [...] on l'a mis dans les endroits où le taux d'accident était important et où il était difficile d'avoir une surveillance policière avec des gens qui sont sur place, soit parce qu'on est sur des voies rapides ou qu'une surveillance policière ne se prête pas à la configuration des lieux. »
De son côté, le président de la Table québécoise de la sécurité routière (TQSR), Jean-Marie De Koninck, se réjouit de l'amélioration du bilan routier obtenu grâce à l'utilisation des radars photo. Il précise que son organisme tient au maintient des quatre conditions d'utilisation des radars photo émises, soit :