Droits de scolarité : une vaste coalition appuie les étudiants

Des étudiants ont manifesté à Québec le 21 octobre dernier contre la hausse des frais de scolarité. Des étudiants ont manifesté à Québec contre la hausse des frais de scolarité, le 21 octobre dernier.  Photo :  PC/Jacques Boissinot

À quelques jours d'une manifestation nationale contre la hausse des droits de scolarité au Québec, les étudiants ont reçu l'appui d'une coalition forte de 130 groupes sociaux.

La Fédération des femmes du Québec (FFQ), la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), la Fédération nationale des enseignants du Québec (FNEEQ), le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) et la Ligue des droits et libertés sont parmi ceux qui ont appelé la population à rallier les étudiants dans leur lutte contre la hausse des droits de scolarité prévue pour 2012.

Cet appui de taille fait suite à celui offert par des centrales syndicales, qui se sont aussi engagées cette semaine à fournir un soutien logistique et financier aux associations étudiantes.

Pour la coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, la hausse de 325 $ par année pendant 5 ans, prévue par le gouvernement de Jean Charest, a des conséquences sur les étudiants issus tant des classes modestes que de la classe moyenne.

« Il faut se dire : l'endettement va profiter à qui ? Encore aux banques, qui vont ou empocher de l'intérêt, ou prendre les dettes pour les vendre sur les marchés boursiers », s'est insurgée la présidente de la FIQ, Régine Laurent.

« Ce qui est clair pour la coalition et pour la FIQ, c'est qu'on ne veut pas retourner à l'ère où l'origine sociale décidait de l'avenir de nos jeunes. » — Régine Laurent, FIQ

Pour Marie Blais, présidente de la FNEEQ, le plan du gouvernement libéral permettrait de « passer d'un financement public à un financement privé » des universités.

« Depuis 2003, les universités ont reçu 1 milliard de dollars : il va où cet argent ? Il va, entre autres, dans les recherches subventionnées, dans les constructions, déplore-t-elle. Il faudrait peut-être penser à un financement de base pour les missions fondamentales; la hausse proposée ne réglera pas le financement, au contraire ».

Jeudi, des dizaines de milliers d'étudiants de partout au Québec manifesteront à Montréal, prélude à une grève générale devenue « inévitable », indiquent certaines associations étudiantes.

Selon le porte-parole de l'Association pour la solidarité syndicale étudiante, Gabriel Nadeau-Dubois, 100 000 étudiants ne se présenteront pas à leurs cours le 10 novembre prochain.

« On peut appeler ça une grève ou autre, mais c'est un débrayage général d'une journée », dit-il.

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