![]() Mise à jour le jeudi 27 octobre 2011 à 18 h 54 HAE À l'aube d'un nouveau mode de vieConfrontées à une augmentation de leur population de plus en plus importante, les villes du monde se doivent d'innover pour éviter l'anarchie. En donnant à leurs citoyens un milieu de vie agréable et fonctionnel et en mettant au centre de leurs préoccupations les valeurs écologistes, certains quartiers urbains de la planète sont déjà de dignes représentants du 21e siècle. Du Brésil au Québec, en passant par l'Angleterre, Frank Desoer et Étienne Leblanc tentent dans cette série de reportages de mettre en lumière les nouveaux concepts d'urbanisme imaginés pour faire des villes un endroit où il fait bon vivre. CURITIBA, BRÉSIL
Au cours des trente dernières années, Curitiba, une ville d'un peu plus de 3 millions d'habitants du sud du Brésil, a mis au point un modèle d'urbanisme particulièrement performant, qui lui a valu une notoriété internationale. Sous l'impulsion d'un maire visionnaire, Jaime Lerner, qui l'a dirigée pendant une douzaine d'années, Curitiba s'est dotée d'un système d'autobus rapides qui est devenu un véritable métro en surface, emprunté régulièrement par trois citoyens sur quatre. La ville a développé aussi un important réseau d'espaces verts et une politique de recyclage qui en font l'une des cités les plus vertes au monde. Cependant, au cours des 10 dernières années, la croissance démographique de Curitiba et l'essor de sa classe moyenne ont mis sérieusement à l'épreuve ses acquis urbanistiques. Malgré la qualité de son système de transport collectif, elle est devenue l'une des villes où il se vend le plus d'automobiles au Brésil. La réalité sociale brésilienne a rattrapé Curitiba, qui doit s'ajuster en conséquence. Pour survivre, le modèle urbain doit maintenant plus que jamais innover. Frank Desoer s'est rendu à Curitiba et nous propose deux reportages diffusés à l'émission Désautels : QUARTIER BEDZED, LONDRES, ROYAUME-UNI
En plus d'être un des pionniers du genre dans le monde, le quartier BedZed à Londres est un peu la vitrine de ce qui est possible lorsque l'on crée un écoquartier. Construit en 2002 sur un ancien lotissement industriel décontaminé au sud de la capitale anglaise, le projet avait pour but de changer la façon de vivre des jeunes familles et des couples moins fortunés. On visait ainsi la construction d'un milieu de vie où les résidents, heureux au milieu d'une communauté épanouie, diminuaient radicalement leur empreinte écologique sur la planète. BedZed a eu sa part de problèmes, mais a tracé la voie à des dizaines de projets urbains innovateurs dans le reste du monde.
L'étalement urbain est l'un des grands défis auxquels sont confrontées les villes du 21e siècle. L'exode vers des banlieues qui sont toujours de plus en plus éloignées du centre est la source des plus grands problèmes urbains de notre temps : bouchons de circulation majeurs, émissions croissantes de gaz à effet de serre, perte de temps considérable des travailleurs sur les routes, vie de famille perturbée, construction de mégacentres d'achat, perte du sens de la communauté de proximité... En s'inspirant de projets urbains innovateurs, comme BedZed à Londres, des architectes montréalais veulent renverser cette tendance en transformant un terrain de golf de la banlieue ouest de l'île en écoquartier. Le projet Petite Rivière vise à réduire l'empreinte écologique des résidents tout en créant un environnement propice à faire naître une communauté tissée serrée. On veut y revitaliser les milieux humides, créer des couloirs verts pour les loisirs, donner la priorité aux transports actifs et donner un accès facile au transport en commun vers le centre-ville. On vise donc une approche globale, qui va bien au-delà de la simple installation des technologies vertes les plus avancées. |