Un magasin de la chaîne Best Buy
Photo : PC/Ted S. Warren
Le gouvernement du Québec est sur le point de lancer une campagne en faveur de la francisation des raisons sociales anglaises des grandes entreprises qui viennent s'installer dans la province.
La présidente-directrice générale de l'Office québécois de la langue française (OQLF), Louise Marchand, a déclaré que ce dossier serait prioritaire au cours des prochains mois.
Selon Mme Marchand, les grandes surfaces, les chaînes de restaurants et les multinationales étrangères sont de plus en plus nombreuses à ouvrir des succursales au Québec sans toutefois adapter leur raison sociale au contexte québécois.
Pour ce faire, l'Office suggère aux entreprises d'ajouter à leur nom un générique en français lié au type de produits ou de services qu'elles offrent.
Parmi les exemples conformes à la Charte de la langue française, Louise Marchand a notamment cité Lunetterie New Look, Rôtisseries Scores et Farine Five Roses.
La campagne s'amorcera 30 ans après que le Québec eut d'abord banni l'anglais de l'affichage commercial. Même si la loi 101 a été adoptée en 1977, les entreprises avaient eu jusqu'en septembre 1981 pour s'y conformer.
La loi a été contestée devant les tribunaux à plusieurs reprises au fil des ans. Actuellement, il est permis d'utiliser d'autres langues sur les affiches à condition que le français y soit clairement prédominant.
