Maltraitance des aînés : plusieurs personnes âgées brisent le silence

Les bureaux de la ligne Aide Abus Aînés Les bureaux de la ligne Aide Abus Aînés

Depuis le lancement d'une vaste campagne de sensibilisation à la maltraitance envers les aînés, le nombre de plaintes a quintuplé.

Dévoilé il y a un an, le plan d'action gouvernemental, qui comporte 40 mesures et une enveloppe de 20 millions de dollars sur cinq ans, a incité plusieurs personnes âgées à briser le silence à l'égard de la négligence et de la violence qu'elles subissent.

L'un de ces mesures est la ligne téléphonique d'écoute et de référence Aide Abus Aînés, qui a reçu près de 3400 appels, un nombre qui dépasse largement les attentes. Une centaine de cas ont été pris en main par des professionnels.

La situation est similaire à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, qui traite présentement une soixantaine de demandes d'enquête, relativement à de l'abus de nature financière, du chantage émotif et parfois de la violence physique.

Généralement, ce sont des proches, souvent des membres de la famille qui maltraitent les personnes âgées. La responsable de la ligne Aide Abus Ainés, Francine Dupuis rapporte d'ailleurs que bon nombre de personnes hésitent à porter plainte pour cette raison.

Il y a également beaucoup de cas de maltraitance dans les résidences privées et dans les centres d'hébergement publics, ajoute cependant Mme Dupuis. Elle cite en exemple les cas où le personnel n'aide pas les résidents qui ont de la difficulté à s'alimenter et qui passent donc plusieurs repas sans manger.

La responsable de la ligne d'écoute et de référence affirme que la violence à l'égard des aînés est beaucoup plus répandue qu'on le croit. Elle invite les personnes âgées et leurs proches, à ne plus tolérer la négligence, ni la violence.

La ministre responsable des aînés Marguerite Blais, a pour sa part présenté un bilan concluant de la première année de mise en oeuvre du plan d'action gouvernemental.

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