Dépôt d'une pétition pour le boycottage du Journal de Montréal

Le logo de la campagne de la CSN Le logo de la campagne de la CSN   © CSN

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) a recueilli plus de 20 000 signatures depuis le début de sa campagne de boycottage du Journal de Montréal, le 19 octobre dernier.

Des représentants du Parti québécois et de Québec solidaire ont déposé jeudi matin la moitié de ces signatures à l'Assemblée nationale, à Québec.

« L'employeur traînasse [sic], a affirmé Claudette Carbonneau par communiqué. [...] On ne peut admettre qu'on se moque injustement de l'obligation faite à chacune des parties de négocier de bonne foi tel que le prévoit le législateur. »

La CSN veut que les élus reprennent le débat sur la loi anti-briseurs de grève.

En ce moment, certains types de travail peuvent se faire de la maison à partir d'un ordinateur. Le problème, dit la CSN, c'est qu'un employeur peut contourner la loi anti-briseurs de grève en sommant de nouveaux employés d'exécuter ailleurs que dans les locaux de l'entreprise le même travail que les grévistes. Ces employés ne sont alors pas considérés comme des briseurs de grève.

C'est ce qui arrive avec le conflit au Journal de Montréal. L'agence QMI a ses propres locaux, souligne la CSN. Les nouvelles technologies rendent donc caduque la loi anti-briseurs de grève et la centrale syndicale veut se battre pour en « moderniser les dispositions », a précisé à Radio-Canada.ca François Lamoureux, adjoint du comité exécutif de la CSN.

« Aujourd'hui, on fait face à des briseurs de grève virtuels » et le Code du travail ne devient plus applicable, a ajouté François Lamoureux.

La CSN organise une manifestation à Montréal le samedi 4 décembre pour la modernisation de la loi anti-briseurs de grève.

Les 253 employés du Journal de Montréal sont en lock-out depuis presque deux ans.

Un texte de Sara-Emmanuelle Duchesne