Des femmes veulent que Québec recule sur la contribution de 200 $

Manifestation de femmes qui dénoncent la décision du gouvernement Charest d'imposer aux Québécois le versement d'une contribution, pour éponger le déficit en santé. Manifestation de femmes qui dénoncent la décision du gouvernement Charest d'imposer aux Québécois le versement d'une contribution, pour éponger le déficit en santé.

Plus de 130 femmes sont descendues dans la rue, lundi, pour exiger de Québec qu'il recule sur son projet de faire payer une contribution aux Québécois, en matière de santé.

Une trentaine de femmes ont occupé le bureau du ministre de la Santé du Québec, Yves Bolduc, lundi, à Montréal, pendant qu'une centaine d'autres manifestaient dans la rue. Cette manifestation a été organisée pour dénoncer les 200 $ que chaque adulte québécois devra verser au gouvernement en 2012. Cette « contribution santé » vise à financer une partie de l'augmentation des coûts liés à la santé au Québec. La contribution santé sera prélevée selon les modalités suivantes:

25 $ pour l'année fiscale 2010
100 pour l'année fiscale 2011
200 $ pour l'année fiscale 2012

En avril, le ministre des Finances de la province, Raymond Bachand, avait essuyé une pluie de critiques relativement à la perception de cette contribution. Mais il avait maintenu que Québec ne reculerait pas.

Lyse Denis Lyse Denis
« Tous les jours des femmes nous disent qu'elles sont inquiètes de savoir où s'en va notre système de santé. [...] Elles sont inquiètes parce qu'elles craignent de ne pas être en mesure de pourvoir aux besoins de leurs proches et à leurs propres besoins. » — Lyse Denis, présidente du groupe l'R des femmes

Lundi, les manifestantes ont exigé de Québec qu'il se ravise sur cette question. Elles réclament à tout le moins de pouvoir s'entretenir avec le ministre de la Santé, à ce sujet. Ces actions avaient été organisées par les centres de femmes du Québec. Les manifestantes qui occupaient le bureau d'Yves Bolduc ont été expulsées par les policiers. Elles sont sorties sans opposer de résistance.