Un front commun contre la hausse des frais de scolarité

Étudiants

Plusieurs acteurs du monde de l'éducation et de la société civile s'entendent pour dire qu'il faut cesser la hausse des frais de scolarité au Québec.

À un mois d'une rencontre avec la ministre de l'Éducation, des étudiants, des professeurs et des syndicats qui se mobilisent contre la hausse des frais de scolarité dans les universités du Québec tiennent une journée d'étude.

Dimanche, étudiants, professeurs et syndicats se sont réunis en vue d'un colloque sur la question qui se tiendra le 6 décembre prochain. Il regroupera plusieurs partenaires du milieu de l'éducation. La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, devrait y être présente.

Les participants ont rapidement fait consensus dimanche. Le groupe affirme que l'augmentation des frais de scolarité ne fera qu'aggraver la situation financière précaire des étudiants et de leur famille.

Pour sa part, le président de la Fédération étudiante universitaire, Louis-Philippe Savoie, estime que l'endettement des étudiants nuit au développement social et économique du Québec. Il rappelle qu'en ce qui concerne un étudiant au baccalauréat, la moyenne de la dette à la fin des études est de plus de 15 000 $.

Les impacts d'une telle dette se font ressentir sur la cote de crédit, mais aussi retardent certains projets de vie comme l'achat d'une maison, la fondation d'une famille ou la création d'une entreprise.

« C'est vraiment scier les jambes de la relève québécoise que de choisir d'endetter ce qui va être la prochaine classe moyenne. » — Louis-Philippe Savoie

Le budget Bachand déposé en mars dernier prévoit la poursuite de la hausse des frais de scolarité dès 2012.