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Société

Commission Mourir dans la dignité
Début des audiences à Montréal

Mise à jour le mardi 7 septembre 2010 à 22 h 36

La commission sur la question de mourir dans la dignité siégera à Montréal jusqu'à vendredi.

La commission sur la question de mourir dans la dignité siégera à Montréal jusqu'à vendredi.

La Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité s'est ouverte mardi matin à Montréal. Composée d'une quinzaine de députés, cette commission itinérante a pour but de recueillir le point de vue des Québécois sur les questions de l'euthanasie, du suicide assisté, de la sédation terminale, du refus de traitement et de l'acharnement thérapeutique.

Les représentants de l'Association féminine d'éducation et d'action sociale de Montréal-Laurentides-Outaouais (AFEAS) ont été les premiers à s'exprimer devant la commission. D'entrée de jeu, les représentants de l'AFEAS ont réclamé un meilleur réseau de soins palliatifs partout dans la province.

Ils ont ensuite plaidé en faveur du suicide assisté et du droit à mourir dans la dignité. Pour l'organisme, il est injuste d'obliger une personne malade à vivre contre son gré. Selon l'AFEAS, le gouvernement du Québec doit offrir une aide médicale active aux personnes malades qui veulent mettre un terme à leur vie lorsqu'elles sont sans espoir de guérison.

L'AFEAS demande également au gouvernement du Canada de modifier le Code criminel afin qu'on puisse dispenser et recevoir ces soins de façon légale.

L'organisme réclame cependant des paramètres clairement établis pour éviter d'éventuels dérapages. L'AFEAS croit que, pour recevoir cette aide, les malades ne devraient pas être en détresse psychologique. Ils devraient également disposer d'un soutien spirituel ou moral, avoir le temps de régler leurs affaires et bien entendu de faire leurs adieux, plaident les représentants de l'AFEAS.

Définitions

Euthanasie : À la demande d'un patient souffrant d'une maladie incurable, un médecin utilise des procédés permettant de provoquer sa mort.

Suicide assisté : Un patient souffrant d'une maladie incurable, ayant pris la décision de mourir, effectue lui-même le geste de se donner la mort. Sauf pour le diagnostic de sa maladie, aucun médecin n'est impliqué dans le processus.

Une douzaine d'autres groupes sociaux, de familles, de citoyens, de professionnels et d'associations religieuses doivent témoigner au cours de la journée devant les commissaires.

Les audiences publiques se poursuivront à Montréal toute la semaine, à l'hôtel Omni. Une quarantaine de témoignages y seront entendus.

La commission se déplacera ensuite à Trois-Rivières, Québec, Saguenay, Sherbrooke, Gatineau et Rimouski. Une trentaine de journées d'audiences en tout seront tenues. La commission devrait avoir terminé ses travaux au début de l'année 2011.

Radio-Canada.ca avec Presse canadienne