Des amendes pour les « lock-outés »

  |  Jean-Hugues Roy  |  Radio-Canada

Une centaine d'employés en lock-out et leur syndicat sont condamnés à des amendes totalisant 78 750 $. Ils avaient déjà été reconnus coupables d'outrage au tribunal en juin dernier.

Des employés en lock-out du Journal de Montréal, en mai 2010.   © PC/Ryan Remiorz

La Cour supérieure a asséné un dur coup aux « lock-outés » du Journal de Montréal. Dans une sentence rendue mardi après-midi, la juge Anne-Marie Trahan condamne une centaine de journalistes, photographes et autres employés en lock-out, ainsi que leur syndicat, à des amendes totalisant 78 750 $.

En juin dernier, la Cour les avait déjà reconnus coupables d'outrage au tribunal. Les lock-outés avaient investi la rédaction du Journal au cours d'une manifestation, le 22 juillet 2009, alors qu'une injonction le leur interdisait.

Selon la sentence, la Centrale de syndicats nationaux (CSN) est condamnée à une amende de 10 000 $. Le Syndicat des travailleurs de l'information du Journal de Montréal et son président, Raynald Leblanc, sont condamnés à des amendes de 5000 $ chacun. Plus d'une centaine de lock-outés ont été condamnés pour leur part à des amendes variant entre 500 $ et 1500 $ chacun en fonction de leur participation à la manifestation.

La CSN y voit malgré tout une victoire dans la mesure où les amendes imposées sont moins importantes que les 1,3 million de dollars qu'avaient réclamés devant le tribunal les avocats de Quebecor.

Dans un communiqué, la centrale se félicite également du fait que la juge a tenu à préciser que son « jugement porte sur les gestes posés et non sur la qualité des personnes ».

Rappelons que 253 syndiqués du Journal de Montréal sont en lockout depuis janvier 2008. Les deux parties se sont rencontrées à huis clos ces dernières semaines. Mais il ne s'agissait que de rencontres exploratoires, et non de négociations en vue de régler le conflit de travail.