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La criminalisation des drogues contribue à la propagation du VIH dans certains pays, avertissent les chercheurs signataires de la « Déclaration de Vienne » publiée à trois semaines de l'ouverture de la 18e conférence mondiale sur le sida.
Prévenir la transmission du virus du sida demande la mise en place de nouvelles stratégies de lutte contre la drogue, estiment des experts, qui soutiennent que l'approche répressive actuelle contribue à la propagation de l'épidémie.
Cette rencontre réunira quelque 25 000 professionnels dans la capitale autrichienne.
Selon les auteurs du document, la criminalisation des drogues amène ceux qui souffrent de toxicomanie à vivre leur dépendance seuls, à échanger leurs seringues et à ne pas demander de soins.
Il serait temps, selon les signataires, de considérer la toxicomanie comme une maladie et non comme un crime.
Les scientifiques affirment dans la déclaration que les personnes qui se droguent ont le droit d'avoir des traitements pour prévenir les infections et des antirétroviraux s'ils vivent avec le VIH.
Les auteurs rappellent qu'une contamination sur trois en dehors de l'Afrique subsaharienne est liée à l'injection de drogue. En Asie centrale et en Europe de l'Est, les seules régions où l'épidémie progresse, l'injection est le premier facteur de contamination.
La Société internationale du sida appuie cette déclaration.