Marc Ouellet, archevêque de Québec et primat du Canada
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PC/Francis Vachon
Le plus haut représentant de l'Église catholique québécoise condamne le recours à l'avortement au nom du respect de la vie humaine. Dans un discours prononcé lors d'un congrès pro-vie, à Québec, il a déclaré que cette pratique est injustifiée même si la femme est violée.
Le cardinal Marc Ouellet a réitéré samedi sa charge contre l'avortement dans un discours qu'il a prononcé lors d'un congrès pro-vie à Québec. Selon l'archevêque de Québec et primat du Canada, l'avortement doit donc être condamné et considéré « moralement » comme un crime.
Il a aussi préconisé l'adoption de lois pour protéger les foetus.
Le cardinal Marc Ouellet estime que le recours à l'avortement est injustifié même pour une femme violée. « Je comprends très bien qu'une femme violée vit un drame et qu'elle doit être aidée. Mais elle doit l'être par rapport à la créature qu'elle a dans son sein. Elle n'est pas responsable de ce qui lui arrive. C'est l'agresseur qui est responsable. Mais il y a déjà une victime. Est-ce qu'il faut en faire une autre? » s'est-il interrogé.
Mgr Ouellet avait adopté la même position, cette semaine, lors d'une manifestation pro-vie à Ottawa. Quelques milliers de personnes avaient participé à la marche annuelle contre l'avortement, en se regroupant sur la colline Parlementaire.
Contre « la culture de la mort »
Le cardinal Ouellet a récemment dénoncé ce qu'il a appelé « la culture de la mort » au Québec. Il faisait allusion à l'appui supposé d'une majorité de Québécois à l'avortement et à l'euthanasie. Deux pratiques qui, selon lui, sont « des faits qui mettent en évidence le désarroi d'une humanité déboussolée et aspirée par le néant ».
Pour Mgr Ouellet, le libre choix « ouvre la porte à tous les abus et aux choix arbitraires », car, d'après lui, il instaure le droit du plus fort et la discrimination à l'égard des plus faibles.