Un sujet encore tabou

Le reportage d'Annie Hudon-Friceau

Le Centre de ressources et d'intervention pour hommes abusés sexuellement dans leur enfance organise samedi une marche à Montréal pour réclamer un meilleur encadrement pour les victimes.

Le Centre de ressources et d'intervention pour hommes abusés sexuellement dans leur enfance (CRIPHASE) tiendra samedi à Montréal sa grande marche annuelle à laquelle est convié le public.

Le départ aura lieu dans la cour de l'école Madeleine-de-Verchères située au 6017, rue Cartier, située à l'angle des rues Chabot et de Bellechasse, à Montréal.

Par cet événement, les organisateurs demandent un meilleur encadrement pour les victimes, compte tenu du peu de ressources offertes. Ils réclament des peines plus sévères contre les coupables, ainsi qu'une réforme de la loi québécoise afin que les victimes puissent poursuivre les agresseurs au civil même après le délai de prescription qui est actuellement de trois ans.

Par des activités et des services, l'organisme qui a été fondé en 1996 offre de l'aide. De plus, des soirées thématiques ou des conférences sont proposées sur une base ponctuelle.

Près de 200 hommes suivent différentes thérapies de groupes offertes par l'organisme et 135 sont inscrits sur une liste d'attente. Il n'en reste pas moins que le sujet est encore tabou.

Quelques statistiquesSelon des statistiques du ministère de la Sécurité publique du Québec datant de 2004 citées par l'organisme, un homme sur six sera victime d'une agression sexuelle au cours de sa vie.

Chez les femmes, c'est une femme sur trois qui a été victime d'au moins une agression sexuelle depuis l'âge de 16 ans.

Deux victimes sur trois sont âgées de moins de 18 ans.

Enfin, 90 % des agressions ne sont pas rapportées à la police et huit victimes sur dix connaissent leur agresseur.

D'après un reportage d'Annie Hudon-Friceau

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