Le 25 février 2009, la Caisse de dépôt et placement du Québec dévoile une perte globale de 25 % en 2008, soit 39,8 milliards de dollars, sa pire performance en 43 ans d'existence.
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PC/Ryan Remiorz
Ces pertes abyssales sont essentiellement attribuées au papier commercial adossé à des actifs (PCAA).
À Québec, les partis d'opposition accusent les libéraux d'être en partie responsables des déboires de la Caisse, en ayant changé le mandat de l'organisation en 2004 pour exiger un rendement maximal du capital.
Début mars, l'ex-président-directeur général de la Caisse de dépôt de 2002 à 2008, Henri-Paul Rousseau, défend sa gestion devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Il reconnaît sa responsabilité dans le dossier des PCAA. Selon lui, l'erreur n'a pas été d'acheter des PCAA, mais d'en avoir acheté beaucoup trop. Il soutient par ailleurs ne pas pouvoir prendre la responsabilité de la crise financière mondiale.
Son témoignage est applaudi par les gens d'affaires, mais il en choque plus d'un à l'extérieur de ce cercle fermé, se rappelle Gérald Fillion, journaliste économique.
Mi-mai, M. Rousseau témoigne finalement devant une commission parlementaire spéciale, où il exprime deux regrets: ne pas avoir vu à temps les problèmes liés aux PCAA et avoir négligé la communication avec le public et les députés.
Notre dossier sur la Caisse de dépôt et placement du Québec permet de mieux comprendre l'impact de la crise économique sur les rendements de l'institution. On explique notamment la mission de l'organisation, son fonctionnement et ses liens avec le politique.
Consultez aussi notre dossier sur la crise financière mondiale. Comment en est-on arrivé là?: de l'immobilier à la finance, jusqu'à l'économie réelle. On s'intéresse aussi aux interventions des gouvernements et des autorités publiques pour tenter de juguler les pertes.
Dans son carnet Les erreurs de jugement à la Caisse, Gérald Fillion analyse les pertes de l'organisation à la lumière du témoignage d'Henri-Paul Rousseau.