Tragédie des Éboulements


Le 13 octobre 1997, jour de l'Action de grâces, le village de Saint-Bernard, en Beauce, perd 44 de ses habitants dans la pire tragédie routière de l'histoire du pays.

Tragédie des Éboulements Tragédie des Éboulements

Ce jour-là, un autocar de la compagnie Mercier transporte 47 membres d'un club de l'âge d'or de la localité de Saint-Bernard vers l'Isle-aux-Coudres pour une célébration. Mais à la pente extrêmement abrupte qui mène à Saint-Joseph-de-la-Rive, dans Charlevoix, les freins ne réagissent pas. L'autocar défonce le garde-fou et plonge dans un précipice profond d'une dizaine de mètres.

RDI est sur les lieux lorsque les corps sont extirpés du véhicule. « C'était une ambiance extrêmement lourde et ça sentait la mort », se rappelle avec émotion Guislain Dumas, technicien de transmission de 1995 à 2001.

« On se dit que ça fait partie de la job, mais je ne suis pas sûr. » — Guislain Dumas, technicien de transmission
Émission spéciale sur la tragédie des Éboulements

L'enquête du coroner révélera que l'autocar n'était pas en bon état du point de vue mécanique et que l'accident aurait pu être évité. Le chauffeur et la compagnie Mercier seront blâmés. La Société d'assurance automobile du Québec aussi. Le coroner Louis Malouin suggère même de lui retirer le contrôle routier des véhicules pour le confier à la Sûreté du Québec.

Pour rassurer la population, Québec choisira de refaire le tracé de la côte des Éboulements.