Le déluge du Saguenay


En juillet 1996, des pluies diluviennes s'abattent sur l'est du Québec. Le Saguenay, la région la plus touchée, reçoit entre 150 et 250 millimètres d'eau en 48 heures.

La petite maison blanche résistant à la force des courants devient rapidement un symbole pour la population éprouvée. La petite maison blanche résistant à la force des courants devient rapidement un symbole pour la population éprouvée.

Des images d'apocalypse montrent des maisons entraînées par le courant. Des rues entières disparaissent, les nombreux réservoirs débordent et les barrages menacent de céder.

Des milliers de personnes sont évacuées et dix personnes périssent, dont une fillette et un garçon, à La Baie, ensevelis par un torrent de boue durant leur sommeil. Les dommages seront évalués plus tard à un milliard de dollars.

À l'époque, Louis Lemieux est sur le terrain. Il couvre en direct les évènements pour RDI. D'ailleurs, son nom restera longtemps associé au déluge du Saguenay.

Louis Lemieux en direct du Saguenay durant le déluge.

« C'est la première fois qu'on vivait au Québec une crise, une tragédie, qu'on pouvait voir en même temps à la télé. Il y a quelqu'un qui m'a dit: vous êtes vraiment devenu le CNN du Québec », raconte-t-il.

Les évènements vont déclencher un mouvement de solidarité de la population québécoise. Plusieurs vont se mobiliser pour venir en aide aux sinistrés.

Dix ans après le déluge, Émilie Dubreuil s'est rendue dans la région, où elle a rencontré des Saguenéens qui se souviennent du mois de juillet 1996 comme si c'était hier. Écoutez son reportage.

En juillet 2006, René Homier-Roy consacre une partie de son émission Attendez qu'on s'en souvienne à cette catastrophe naturelle. Il en profite aussi pour revenir sur les inondations de Montréal en 1987.

Visitez aussi notre dossier sur les évènements, réalisé dans le cadre du 10e anniversaire du déluge.

Le site web des archives de Radio-Canada propose une série de reportages audio et vidéo présentés sur nos ondes durant le déluge.

Voyez l'entrevue avec Louis Lemieux, ci-dessous.