Un milieu de travail réfractaire

Des piétons dans le centre-ville de Toronto   © PC/Kevin Frayer

Les personnes qui vivent avec le VIH combattent toujours les préjugés dans leur milieu de travail, montre une enquête menée par la Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida (COQC-SIDA).

Une enquête menée au Québec montre que près de la moitié des répondants seraient inquiets de savoir qu'ils travaillent avec une personne séropositive et que les patrons sont réticents à embaucher des personnes atteintes du VIH.

Un sondage mené auprès d'un millier de Québécois et d'une centaine de dirigeants d'entreprises montre que près de la moitié des répondants seraient inquiets de savoir qu'ils travaillent avec une personne séropositive.

En outre, environ 40 % des patrons sont réticents à embaucher des employés atteints du VIH, à cause des coûts sociaux. La raison la plus souvent évoquée est la crainte que l'employé devienne moins productif, moins performant, ou qu'il doive s'absenter fréquemment de son travail.

« Nous pouvons dire, à la lumière de ces résultats, que nous sommes tous égaux dans la maladie, mais les maladies ne sont pas égales entre elles. » — Martin Dubé, Axiome Marketing, responsable de l'étude

La Coalition affirme que trois répondants sur quatre sedisent en mesure de définir le VIH et le sida, mais que seulement un sur deux est capable de les définir.

Il y a près de 15 000 personnes séropositives au Québec.