La vaccination commence aujourd'hui

  |  Radio-Canada avec La Presse Canadienne
vaccin Vaccin contre la grippe A (H1N1)   © AFP/David Greedy/Getty Images

La vaccination contre la grippe A (H1N1) commence aujourd'hui à peu près partout au Canada.

C'est le début de la campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1) au Québec et dans le reste du pays. Le Québec dispose de 400 000 vaccins pour amorcer la campagne.

Les premières personnes appelées à recevoir le vaccin sont celles qui travaillent dans le réseau de la santé et les personnes à risque de complication.

En entrevue à RDI dimanche matin, le ministre de la Santé du Québec, Yves Bolduc, a déclaré qu'il était essentiel de se faire vacciner. « On doit laisser les croyances personnelles de côté et écouter les évidences scientifiques. Il est prouvé scientifiquement que c'est la bonne chose à faire pour le personnel de la santé et c'est la même chose pour toute la population », a-t-il dit.

Une fois cette première phase de vaccination terminée, la population sera ensuite conviée à se rendre aux différents centres de vaccination du Québec. Ces étapes sont nécessaires parce que le ministère de la Santé n'a pas encore tous les vaccins nécessaires pour rejoindre toute la population. Le gouvernement dispose de quelque 400 000 doses du vaccin, les autres devraient arriver au cours des prochaines semaines.

Yves Bolduc en entrevue à RDI dimanche matin. Yves Bolduc en entrevue à RDI dimanche matin.

« On a une contrainte que les vaccins vont arriver de façon progressive au cours des prochaines semaines. C'est pour ça qu'on a mis en place des mécanismes de priorisation de la clientèle, dont les travailleurs de la santé, après ça les jeunes enfants qui sont vulnérables, après ça les clientèles vulnérables, et par la suite la clientèle des gens qui sont normaux qui représente moins de risque », dit M. Bolduc.

Même si le vaccin est offert gratuitement sur une base volontaire, le ministre encourage fortement la population à se faire vacciner. L'objectif du gouvernement du Québec est de vacciner au moins 75 % de la population.

« On va se mobiliser pour faire face à la situation, qui est très importante, d'une pandémie de grippe qui peut atteindre 30 % à 35 % de la population, et on parle d'une possibilité de 7000 à 8000 morts advenant le cas que ça devienne critique », a-t-il ajouté.

« On peut juste réitérer ce que les experts nous disent, la santé publique, à la fois au Québec et ailleurs dans le monde : c'est de se faire vacciner. » — Jean Charest, premier ministre du Québec
Décès en Ontario

Un enfant est mort de complications de la grippe A (H1N1) en fin de semaine en Ontario. C'est le premier décès là-bas depuis que la deuxième vague de grippe a été confirmée. Un des médecins qui a examiné l'enfant a dit qu'il ne semblait pas souffrir d'autres problèmes de santé. On ne connaît ni l'âge, ni le sexe de l'enfant.

Le Nouveau-Brunswick n'a pas attendu et a commencé à immuniser la semaine dernière les personnes qui vaccineront la population.

Dans le Bas-Saint-Laurent, le Centre de santé et de services sociaux des Basques a aussi pris les devants en commençant la vaccination massive auprès des travailleurs de la santé dès samedi, plutôt que lundi, comme d'abord prévu.

Les autorités médicales avaient confirmé la présence de la grippe A (H1N1) à l'école secondaire l'Arc-en-ciel de Trois-Pistoles à la suite de l'analyse des échantillons prélevés sur 16 élèves.

La majorité des employés du centre de santé et de services sociaux des Basques se sont présentés en grand nombre à la clinique de vaccination.

Et à Ottawa

De son côté, le gouvernement fédéral a prévu une importante campagne d'information dans les journaux, les médias électroniques et les transports en commun. Cette campagne devrait débuter d'ici quelques jours.