![]() SociétéLangues officielles 40 ans de progrès, selon FraserMise à jour le mardi 8 septembre 2009 à 9 h 05
La Loi canadienne sur les langues officielles a 40 ans ce dimanche. Selon le commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, chargé de veiller à son application, le Canada ne serait pas ce qu'il est aujourd'hui sans cette pièce législative. Il affirme que 75 % des services du gouvernement fédéral sont maintenant disponibles dans les deux langues officielles, alors que les services en français étaient difficiles à obtenir au moment de l'entrée en vigueur de la Loi. En 1969, les Canadiens anglais étaient majoritairement contre à 56 %, rappelle M. Fraser. Cette proportion grimpait même à 70 % dans l'ouest du pays. « Maintenant, on a un niveau d'appui généralisé à travers le pays qui reconnaît l'importance de la dualité linguistique au Canada. C'est tout un progrès », dit-il. Le bilinguisme rallie aujourd'hui huit Canadiens sur dix, selon un sondage CROP commandé par Radio-Canada en 2006. Plus d'obligations Graham Fraser se réjouit par ailleurs que la Cour suprême ait renforcé les obligations du gouvernement fédéral cette année. Dans une décision rendue en février, le plus haut tribunal du pays statue que lorsqu'Ottawa offre un service, il ne peut pas se contenter de le traduire. Il doit aussi s'assurer qu'il est de qualité et adapté à la communauté visée. Selon le commissaire, cela démontre que le pays passe des « obligations » aux « valeurs » en ce qui concerne l'importance des deux langues. Tout n'est pas rose cependant. Dans le dépôt de son rapport annuel en mai, Graham Fraser déplorait que le Canada soit encore loin de ses objectifs, 40 ans après l'adoption de Loi sur les langues officielles. Selon lui, à peine une personne sur cinq réussit à se faire servir en français à l'extérieur du Québec. Le commissaire mettait aussi en garde Ottawa contre la tentation de faire des compressions dans les langues officielles. Rappelons que le gouvernement Harper a aboli en 2006 le Programme de contestation judiciaire, qui permettait aux minorités linguistiques du pays de défendre leurs droits devant les tribunaux. Sous le coup de la critique, il avait promis l'an dernier un nouveau Programme d'appui aux minorités linguistiques. Mais celui-ci se fait toujours attendre.
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Jean-Marie Nadeau, le président de la société de l'Acadie du N.-B. dresse son bilan des 40 ans du bilinguisme au pays.
Michel-Denis Potvin dit qu'il reste beaucoup de travail à faire en matière de bilinguisme au pays.
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40 ans d'histoire: Ligne du temps
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