Jusqu'au début des années 1960, la vie culturelle est sous l'emprise de l'Église. Pour publier son premier roman, l'auteur Jacques Godbout doit d'ailleurs se rendre en France, car l'archevêque de Montréal, le cardinal Léger, s'oppose à sa parution. Pour voir les films français en version non censurée, il faut aller à Paris.
En 1948, Paul-Émile Borduas publie Refus global, un manifeste signé par 15 artistes - dont sept femmes - dans lequel ils dénoncent l'emprise du clergé et du gouvernement de Maurice Duplessis sur la société québécoise. Malgré leurs revendications, la situation change peu au cours des années 1950.
Refus global, révolution totale: Archives de Radio-Canada.ca
En 1960, l'arrivée au pouvoir des libéraux de Jean Lesage change la donne. Dès 1961, Georges-Étienne Lapalme met sur pied un ministère des Affaires culturelles. Au cours des années suivantes, les auteurs-compositeurs apparaissent dans les boîtes à chanson, et l'industrie de la chanson prend son envol avec les émissions populaires de la télévision.