Des centaines de motocyclistes manifestent en marge du conseil général du PLQ, à Laval, pour dénoncer les hausses prochaines de leurs coûts d'immatriculation.
Des motocyclistes mécontents se sont invités, samedi, au conseil général du Parti libéral du Québec, à Laval, dans le cadre de la cinquième phase de l'opération Escargot.
Environ un millier d'entre eux ont profité du rassemblement des libéraux pour défiler au ralenti, en après-midi, sur les autoroutes 440, 640, 13 et 15. Ils ont par la suite fait le tour du Centre des congrès de Laval, où les libéraux sont réunis.
Ils veulent faire savoir au premier ministre Jean Charest et à la ministre des Transports, Julie Boulet, qu'ils sont insatisfaits des hausses des tarifs d'immatriculation qui toucheront, à compter de 2010, les immatriculations de leurs véhicules. Ces hausses, déplorent-ils, peuvent atteindre jusqu'à 340 %.
Les motocyclistes estiment qu'ils ne sont pas plus dangereux que les autres usagers de la route. Selon eux, dans les deux tiers des accidents où ils sont impliqués, les motocyclistes ne sont pas responsables. Ils estiment donc qu'ils n'ont pas à assumer les hausses des primes.
Ils souhaitent par ailleurs la fin de la catégorisation des motocyclettes, qui fait en sorte qu'un véhicule de sport est plus cher à immatriculer qu'un véhicule de route. Éric Lessard, porte-parole de l'opération Escargot, souligne que le même traitement n'est pas réservé aux automobiles au Québec.
Julie Boulet défend les hausses
Julie Boulet
La ministre des Transports soutient qu'en dépit de ces hausses, il en coûte encore moins cher aux motocyclistes québécois qu'aux ontariens, qui peuvent débourser jusqu'à 13 000 $ pour l'immatriculation de leur véhicule.
Selon elle, avant ces hausses, les motocyclistes payaient pour 25 % de ce qu'ils coûtaient à la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ). Il y avait un déséquilibre à corriger, dit-elle. Elle ajoute que malgré les hausses de tarifs, l'autofinancement des motocyclistes ne sera que d'environ 60 %.
Une rencontre entre la ministre et les motocyclistes devrait avoir lieu d'ici trois semaines.