Logo Radio-Canada

SociétéEn profondeur

Journaliste: Nicolas Weinberg

Mise à jour le mercredi 14 janvier 2009 à 12 h 07

Accueil



Mai 2008, Québec, 62e congrès de la Confédération des syndicats nationaux. On s'apprête à accueillir Guy Ryder, secrétaire général de la Confédération internationale du travail, qui représente 168 millions de travailleurs dans 154 pays.

Dans la salle, il n'y a pourtant qu'un représentant des médias pour couvrir l'événement: Michel Labrecque, journaliste à la radio de Radio-Canada.

Pour Michel Labrecque, cette anecdote est une parfaite illustration de la crise que traverse actuellement le syndicalisme. Mais, au-delà de l'anecdote, comment expliquer une telle désaffection?

Des manifestants en Ontario

Photo: AFP/Simon Hayter

Des travailleurs de l'usine de GM à Oshawa

« Certains diront que l'absence des médias reflète leur orientation de droite, explique-t-il. D'autres soutiendront que cette situation illustre plutôt le déclin de l'influence syndicale dans la société, et un certain ras-le-bol de la population. »

De nombreux travailleurs pensent en effet que les syndicats s'accrochent à de vieux principes et ne tiennent pas suffisamment compte des changements qui ont bouleversé le monde du travail.

La mobilité d'emploi est, par exemple, plus grande que par le passé. Et un nombre croissant d'entreprises impliquent leurs employés dans les décisions ou dans le partage des profits.

D'un autre côté, si les gens aiment critiquer les syndicats, ils sont aussi prompts à reconnaître que ces derniers jouent un rôle essentiel pour défendre leurs droits. D'ailleurs, deux Québécois sur cinq, et un Canadien sur trois, sont syndiqués...

La situation au pays, et ailleurs

Pour essayer d'y voir plus clair, Michel Labrecque a produit une série de cinq reportages, avec la collaboration du réalisateur Daniel Martineau et du journaliste à la recherche Charles Breton.

Ces reportages seront diffusés sur les ondes de Radio-Canada du 11 au 15 janvier, aux émissions Dimanche magazine et Désautels. L'émission Maisonneuve en direct servira aussi de tribune pour le public et pour les spécialistes qui voudront participer à la réflexion.

Cinq reportages, c'est évidemment peu pour expliquer tous les défis du syndicalisme. Michel Labrecque et son équipe ont donc choisi de se concentrer sur le secteur privé, qui subit plus rapidement, et plus brutalement, les effets des bouleversements économiques.

Un centre d'appel

Photo: AFP/Romeo Gacad

Un centre d'appel

Trois reportages abordent les défis du syndicalisme au pays. Le premier montre comment la mondialisation a déstabilisé les syndicats, mais illustre également comment elle a permis à certains d'entre eux de se réinventer.

Le deuxième reportage décrit le scepticisme grandissant des jeunes à l'égard des mouvements syndicaux. Le troisième volet s'intéresse à la nouvelle économie, un milieu où les organisations syndicales sont mal perçues, même si tout n'est pas rose pour ceux et celles qui y travaillent.

Les deux autres reportages concernent deux pays qui se situent aux extrêmes du spectre syndical, le Danemark et les États-Unis. Des exemples contrastés, mais qui pourraient souffler aux syndicats du pays quelques solutions à leurs problèmes.