Jean Charest dans une garderie de la Mauricie (archives)
©
PC/Jacques Boissinot
La Centrale des syndicats du Québec (CSQ), qui représente la majorité des éducatrices en milieu familial, se réjouit d'avoir obtenu la confirmation que Québec ne fera pas appel de la décision rendue par la Cour supérieure, invalidant les lois 7 et 8.
Le mouvement de syndicalisation des services de garde en milieu familial s'accélère, tandis que Québec ne portera pas en appel la décision de la Cour supérieure dans le dossier de la loi 8.
Cette loi, adoptée sous le bâillon par le gouvernement Charest en décembre 2003, interdisait aux travailleuses de service de garde en milieu familial de se syndiquer.
Cette décision garantira donc aux 14 000 travailleuses la possibilité de se regrouper en syndicat. Au Parti libéral, on martèle que le gouvernement rendra publique sa décision lundi.
La vice-présidente de la CSQ, Louise Chabot, a reçu la confirmation dimanche matin. Elle se dit très heureuse pour les travailleuses.
Qualité de vie améliorée
Durant l'application de la loi 8, une soixantaine de requêtes en accréditation syndicale ont échoué devant le Tribunal du travail. Depuis le jugement de la Cour supérieure du 31 octobre dernier, des dizaines de nouvelles accréditations se sont ajoutées à la CSQ.
Lorsque ces accréditations seront acceptées, les travailleuses de service de garde en milieu familial obtiendront des conditions de travail équivalentes à celle des Centres de la petite enfance (CPE).
Les nouvelles syndiquées verront des améliorations en ce qui concerne leur taux horaire, les heures supplémentaires et les avantages sociaux, notamment les vacances payées, les congés de maternité et les prestations de retraite et de la Régie des rentes.
Le mouvement de syndicalisation des responsables de services de garde en milieu familial s'est accéléré partout au Québec, à la suite de la reconnaissance de ce droit par la Cour supérieure.
La Cour supérieure a déclaré inconstitutionnelles et invalides les lois 7 et 8 , puisqu'elles contrevenaient à la Charte canadienne des droits et libertés et à la Charte des droits et libertés de la personne.