Toutes les jeunes filles du Québec seront vaccinées contre le VPH à partir du primaire.
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PC/Charlie Neibergall
La campagne provinciale de vaccination des jeunes filles contre le virus du papillome humain (VPH) ne serait pas nécessaire, selon le Réseau québécois d'action pour la santé des femmes.
La campagne de vaccination contre le virus du papillome humain ne serait pas nécessaire, selon le Réseau québécois d'action pour la santé des femmes.
Cette vaste campagne de vaccination entreprise le 1er septembre dernier par le gouvernement du Québec vise à immuniser les jeunes Québécoises contre ce virus transmis sexuellement, susceptible de causer le cancer du col de l'utérus.
Or, selon la présidente du Réseau québécois d'action pour la santé des femmes, l'infirmière Claire Dubé, le VPH s'élimine naturellement du corps humain dans 90 % des cas d'infection. Ce qui relativise, selon elle, la nécessité de lancer une telle campagne de vaccination chez les jeunes filles dont elle évalue les coûts à 50 millions de dollars.
Le Réseau québécois d'action pour la santé des femmes ne met cependant pas en doute l'efficacité reconnue du vaccin Gardasil contre le virus du papillome humain.
Les effets du vaccin n'étant actuellement reconnus que pour une période de cinq ans, la présidente du réseau croit qu'il serait plus sage d'attendre la publication d'autres études sur ce vaccin.
L'infirmière signale également qu'en dépit du vaccin, le test PAP demeure encore le meilleur moyen de dépister les cancers du col de l'utérus.
À compter du 1er septembre 2008, le gouvernement du Québec administrera le vaccin Gardasil à toutes les jeunes filles de la 4e année du primaire et aux filles du 3e secondaire pour les prémunir contre le VPH qui a été reconnu comme l'un des facteurs importants dans le développement du cancer de l'utérus.