Appui à Équiterre

Carottes

Selon l'organisme qui accorde la certification aux fermes biologiques, Équiterre n'a pas présenté comme biologiques des fermes qui ne l'étaient pas, contrairement aux affirmations du Devoir.

L'article du quotidien Le Devoir sur le réseau d'Agriculture soutenue par la communauté (ASC) d'Équiterre a incité le Conseil des appellations réservées et des termes valorisants (CARTV) à ouvrir une enquête.

Dans un communiqué sur son site Internet, le CARTV donne raison à Équiterre.

Le Conseil dément presque toutes les allégations du quotidien sur les fermes en état de précertification.

D'une part, le CARTV défend Équiterre en affirmant que l'organisme n'a jamais présenté sous le label « biologique » des fermes qui ne l'étaient pas.

D'autre part, le Conseil affirme avoir les preuves que trois fermes dénoncées par l'article comme non inscrites dans les registres des certificateurs « sont bel et bien assujetties au contrôle d'un certificateur accrédité ».

Équiterre répond au Devoir

Pour sa part, Équiterre a répondu lundi soir à l'article dans un communiqué. L'organisme rappelle que son réseau ASC comprend deux types de fermes:

  • 74 fermes certifiées biologiques;
  • 21 fermes qui sont en voie de le devenir.

Rien de nouveau sous le soleil

Selon Équiterre, l'enquête du Devoir n'apporte pas de nouvelles informations. Elle révèle des informations disponibles sur son site Internet et sur sa Liste de fermes participantes - Saison 2008, en version imprimée.

Équiterre déclare s'être mis d'accord avec les fermes du réseau pour accepter des fermes en voie de certification biologique. Cette décision a pour but de donner aux nouvelles fermes la possibilité de démarrer leur projet. Selon l'organisme, ces fermes doivent fournir des preuves écrites qu'elles ont entrepris les démarches pour obtenir leur certification.

Information spécifique pour chacune des fermes

Équiterre ajoute qu'il précise le statut de chaque ferme en regard de sa certification dans toutes ses communications.

« Il n'y a aucune ambiguïté possible pour les partenaires qui choisissent leur ferme. D'ailleurs, nous avons travaillé de concert avec le Conseil des appellations réservées et des termes valorisants (CARTV) afin de raffiner notre processus et continuerons à le faire. » — Isabelle Joncas, responsable du réseau d'ASC d'Équiterre

Preuves à l'appui

Au Devoir qui prétend que certaines fermes ne sont ni certifiées biologiques ni en voie de l'être, Équiterre répond avoir des preuves écrites affirmant le contraire. Certaines fermes qui sont présentement certifiées n'apparaissent pas au registre du CARTV, car elles opèrent sous l'égide d'un organisme qui possède une certification, ajoute le communiqué de l'organisme.

Enfin, Équiterre a relevé, en faisant ses vérifications, trois erreurs qui se sont glissées dans la version imprimée de la liste des fermes 2008. Les informations ont été corrigées sur son site Internet et des mesures seront mises en place afin d'éviter que d'autres erreurs se produisent.

Un article « non certifié »

Lundi matin, le quotidien Le Devoir affirmait que 12,6 % des fermes qui ont mis sur le marché des paniers bio en 2008 par l'entremise du réseau ASC ne possédaient pas la certification complète obligatoire. Selon le quotidien, sur les 95 « fermiers de famille » impliqués dans le réseau ASC d'Équiterre, une douzaine présente une certification incomplète ou inexistante.

La Loi sur les appellations réservées autorise les seules entreprises ou fermes dûment certifiées par l'un des certificateurs officiellement reconnus par le gouvernement le privilège de vendre ou de transformer des aliments sous l'étiquette « biologique ».

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