Médecins en formation (archives)
Selon une étude nationale réalisée par le Collège des médecins de famille du Canada et l'Association médicale canadienne, le manque de médecins va se poursuivre pendant encore quelques années au Canada.
Pendant que les jeunes médecins canadiens désirent travailler moins d'heures que leurs aînés, un grand nombre prendra bientôt sa retraite.
Ainsi, la pénurie de médecins va durer encore quelques années au pays, malgré l'augmentation des admissions dans les facultés de médecine.
C'est ce que révèle la plus récente étude réalisée par le Collège des médecins de famille du Canada et l'Association médicale canadienne, intitulée Sondage national des médecins. Elle est réalisée tous les trois ans.
Une pénurie
Le Collège des médecins de famille du Canada croit ainsi que la pénurie de médecins va prendre plus de temps que prévu à se résorber.
Il recommande une approche pancanadienne pour aborder le problème, ainsi que l'évaluation des médecins formés à l'étranger.
Des chiffres
Le sondage, auquel ont répondu plus de 35 000 médecins généralistes et spécialistes du Canada, indique qu'environ 1 sur 17 (6 %) prendra sa retraite d'ici les deux prochaines années.
Au Québec, où la moyenne d'âge des médecins dépasse les 50 ans, ce sont plus de 900 d'entre eux qui partiront.
Harold Dion, membre du conseil de direction du Collège des médecins de famille du Canada, considère qu'il y aura assurément un manque à combler.
Moins d'heures
Le sondage révèle qu'au Québec, 35 % des omnipraticiens et 40 % des médecins spécialistes comptent réduire leurs heures de travail d'ici deux ans. Ils veulent ainsi moins travailler parce qu'ils sont âgés ou parce qu'ils sont jeunes et désirent une meilleure qualité de vie.
Le Collège des médecins de famille s'inquiète aussi du grand nombre de Québécois qui vont faire leur résidence au Canada anglais et qui ne reviendront peut-être pas.