Un lourd fardeau pour les familles

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Le Conseil des aînés dénonce les mesures prises par Québec pour soutenir les proches aidants, à la suite des consultations publiques sur les conditions de vie des aînés.

Le Conseil des aînés réclame du gouvernement du Québec une politique pour venir en aide aux proches aidants des personnes âgées en perte d'autonomie.

Dans un avis intitulé Pour un équilibre vital: des responsabilités équitables, le Conseil écrit: « Le soutien qui leur est offert demeure encore trop modeste, partiel et peu adapté à leur réalité ».

Une responsabilité féminine

Les aidants naturels, rappelle le Conseil, fournissent entre 70 % et 85 % de toute l'aide requise par les personnes âgées en perte d'autonomie.

Le Conseil trace le portrait type des aidants naturels: 60 % sont des femmes, âgées de 52 à 84 ans. Elle peuvent avoir du mal à concilier leurs responsabilités de proche aidant et leur travail ou leurs autres devoirs familiaux.

Le proche aidant est une personne qui, à titre non professionnel et sans rémunération, s'occupe de façon soutenue d'un proche en lui offrant un soutien émotif, en lui prodiguant des soins ou en lui rendant des services divers, destinés à compenser ses incapacités.

Un fardeau lourd

Selon le conseil, les conséquences de leur soutien sur la qualité de vie des aidants naturels sont beaucoup trop lourdes. L'avis cite les exemples suivants:

  • des modifications de la relation et des rapports entre l'aidant et la personne aidée (conflits, abus et maltraitance)
  • des limitations des activités sociales des proches aidants
  • des problèmes de santé physique, psychologique et émotionnelle
  • des difficultés de conciliation de l'aide avec les responsabilités familiales et professionnelles
  • un appauvrissement économique

Besoin d'une politique

Le Conseil favorise, comme le gouvernement, le maintien à domicile des personnes âgées le plus longtemps possible. Mais il prévient que cela ne peut être fait au détriment des seuls proches aidants et des familles en les obligeant à des charges qui débordent largement leurs capacités. Pour contrer ce qu'il qualifie de services « à la pièce », le Conseil demande une politique « intégrée » destinée à faire face au vieillissement de la population.

« La solution doit être envisagée dans une stratégie bien plus globale et structurante que les seuls services à offrir aux proches aidants et doit reposer sur de grands leviers d'action pour permettre une véritable adaptation de la société au vieillissement de sa population », peut-on lire dans l'avis.

Il recommande aussi d'ouvrir un débat public. Celui-ci servirait à établir un consensus au sein de la population sur le rôle de chacun par rapport aux personnes en perte d'autonomie, ainsi qu'une enveloppe budgétaire exclusivement consacrée aux soins de longue durée.

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