Montréal et Québec sont les hôtes jusqu'à vendredi du premier Sommet mondial de la finance sociale et solidaire.
Quelque 160 financiers venus de plus de 40 pays se réunissent à Montréal et à Québec pour lancer le premier réseau mondial de la finance sociale et solidaire, sous l'égide de l'INAISE.
Organisé par l'Association internationale des investisseurs dans l'économie sociale (INAISE) avec la Caisse d'économie solidaire Desjardins, il rassemble 160 financiers originaires de 42 pays.
Dans un premier temps, ils visiteront des projets à Montréal et à Québec, puis assisteront à la conférence annuelle 2008 à Québec.
Ces financiers profiteront de la rencontre pour lancer le premier réseau mondial de la finance sociale et solidaire. L'association INAISE, présente en Europe, souhaite s'étendre à l'Amérique du Nord, du Sud, à l'Asie, à l'Afrique et à l'Océanie.
La finance sociale vue par un Québécois
En entrevue à la radio de Radio-Canada, le coordonnateur général de la Caisse d'économie solidaire Desjardins, Clément Guimond, a expliqué que la finance sociale est une tentative pour faire circuler l'argent autrement dans une économie qui carbure à la spéculation. Selon lui, c'est mettre l'argent au service d'objectifs sociaux, d'objectifs de développement, à partir des localités.
Clément Guimond fait remarquer que l'économie est plus présente que jamais dans nos vies, contrairement à l'avis de l'économiste anglais Adam Smith qui croyait que la vie de l'économie serait provisoire.
À la question de savoir comment convaincre les gens que les économistes sociaux ont raison, Clément Guimond répond que la réalité est en train de nous servir.
Selon M. Guimond, les biocarburants n'ont fait qu'ouvrir un nouvel espace de spéculation. Il ajoute que la façon de développer l'économie autant sur le plan environnemental que sur le plan humain nous pose des problèmes pour l'avenir de la vie en société.
M. Guimond cite l'exemple du Cirque du Soleil que la Caisse a soutenu à ses débuts. Si elle avait jugé le projet uniquement sur les critères de rentabilité, elle n'aurait pas aidé le cirque à se faire valoir, dit-il.
Pour les organisateurs du sommet, les institutions de la finance sociale et solidaire qui se multiplient sur tous les continents renforcent leur parole publique face aux grands acteurs de la mondialisation.