Un travailleur indien brandit le poing le 1er mai.
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AFP/MANAN VATSYAYANA
Cette année, les traditionnelles manifestations de la Fête des travailleurs du 1er mai ont permis à des milliers d'ouvriers asiatiques de sortir dans les rues pour demander de meilleurs salaires afin de faire face à la crise alimentaire mondiale.
Des milliers de travailleurs dans le monde profitent encore une fois cette année des traditionnels défilés du 1er mai pour faire entendre leurs revendications sociales.
Ainsi, tant dans les rues de Jakarta, en Indonésie, que dans celles de Manille, aux Philippines, en passant par Tokyo, Séoul, Bangkok ou Singapour, ils ont été des milliers, jeudi, à marcher pour exiger des augmentations de salaire.
« Les travailleurs ont faim et réclament des augmentations de salaire, un contrôle des prix et des réformes économiques conséquentes », a expliqué un syndicaliste philippin en marge de manifestations sous haute surveillance policière dans les rues de Manille.
La présence policière musclée s'est aussi fait sentir à des milliers de kilomètres de là, en Turquie, où l'interdiction par le gouvernement d'une manifestation a soulevé la colère des travailleurs.
Un manifestant turc défie les autorités qui ont interdit les manifestations du 1er mai.
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AFP/MUSTAFA OZER
Brandissant des drapeaux du Parti communiste turc, quelques centaines de manifestants ont tenté de braver l'interdiction et se sont frottés, tôt jeudi matin, aux policiers qui ont fait usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau pour disperser la foule. Ces manifestants voulaient notamment faire du 1er mai un congé férié.
En Grèce, une grève générale à la suite d'un mot d'ordre lancé par les principaux syndicats paralyse la plupart des transports et des services du pays. Les syndicalistes grecs, à l'instar de leurs vis-à-vis français, veulent profiter du 1er mai pour protester contre des réformes impopulaires engagées par leur gouvernement de droite.
Les rues de plusieurs grandes villes de France ont quant à elles été prises d'assaut par des milliers de manifestants qui répondaient à l'appel conjoint des grands syndicats français. Ces derniers comptent profiter du 1er mai pour lancer une série de mouvements sociaux prévus tout au long du mois afin de dénoncer l'érosion du pouvoir d'achat et des caisses de retraites et les suppressions de postes dans la fonction publique.
Et au pays, où il n'y a qu'au Québec que le 1er mai est célébré par les grandes centrales syndicales, plusieurs initiatives locales ont été mises de l'avant. Une grande manifestation est d'ailleurs prévue, samedi prochain, dans un parc montréalais pour protester contre la possible privatisation des soins de santé au Québec.