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Nouvelle du 23 avril
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Nouvelle du 23 avril
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![]() Photo: La Presse Canadienne /Ryan Remiorz Logo de TQS |
Le nouveau propriétaire de TQS, Remstar, décime les salles de nouvelles de l'ensemble de ses stations dans le cadre de son plan de relance présenté mercredi matin à ses employés.
Le réseau a l'intention de ne diffuser que deux bulletins de nouvelles en fin d'après-midi et en soirée à compter du 2 juin. À partir du 1er septembre, TQS ne diffusera plus de bulletins d'informations. Au total, plus de 280 personnes seront mises à pied.
À Montréal, 40 % des employés seront remerciés. Les émissions Caféine et Flash seront également éliminées.
« Les nouvelles ne sont pas assez lucratives pour les nouveaux propriétaires », a déclaré un employé de Montréal qui a reçu sa lettre de licenciement. Toujours selon cet employé, TQS veut affecter l'argent alloué à la salle des nouvelles pour la production de séries.
Stations régionales fermées
![]() Des employés de TQS |
La situation est encore pire dans les stations régionales. Les salles des nouvelles de Québec et de Saguenay seront complètement fermées.
Du côté de la Vieille Capitale, la production de nouvelles sera amputée de 75 %. Les bulletins de midi et de fin de soirée seront supprimés le 1er juin et l'information régionale sera complètement éliminée en septembre.
À Saguenay, le service commercial sera supprimé le 1er juin et la salle des nouvelles subira le même sort trois mois plus tard, soit le 1er septembre. Il ne subsistera que trois emplois, à l'automne, sur la quarantaine que compte actuellement la station.
Les salles des nouvelles des deux stations fermeront leurs portes le 1er septembre prochain, pendant que le service commercial subira le même sort dès le 1er juin.
À Sherbrooke, 30 postes sont abolis, tandis qu'à Trois-Rivières, 16 personnes perdent leur emploi.
La direction de TQS devra toutefois demander au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) l'autorisation de modifier sa licence.
Le syndicat des travailleurs compte lui aussi saisir le CRTC pour tenter d'empêcher ce virage, qui risque, dit-il, de se faire aux dépens de l'information.
Cadres remerciés
Remstar a amorcé des compressions mardi en annonçant l'abolition du poste de vice-président à l'information qu'occupait Réal Germain. De plus, Serge Bellerose, qui était au comité de relance, devient président intérimaire en remplacement de René Guimond, qui a quitté ses fonctions le 11 avril dernier.
À Québec, trois cadres ont été congédiés, dont le directeur de la station, Renaud Francoeur. La directrice de la production commerciale, Nathalie Fleury, et le directeur des ventes, Joël Godin, ont aussi été remerciés.
Les employés se mobilisent
Les employés, qui sont sous le choc, n'ont pas l'intention de baisser les bras. Une manifestation spontanée a été organisée au centre-ville de Québec pour dénoncer les compressions.
Les employés de la station de Québec se sont rendus devant l'édifice du Parlement, munis de drapeaux et de pancartes. Ils ont déjà reçu plusieurs appuis. Des collègues d'autres médias ainsi que des élus se sont joints à la manifestation. Le maire Régis Labeaume et la députée péquiste Agnès Maltais notamment ont offert leur appui.
Le syndicat des travailleurs entend par ailleurs se présenter devant le CRTC pour tenter d'empêcher le virage que compte entreprendre Remstar.
Le président du syndicat de TQS à Québec, Éric Lévesque, estime que la survie de TQS n'est pas la seule en jeu. Il croit que d'autres stations pourraient être tentées de faire de même.
Un peu plus tôt, le président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ), François Bourque, a lancé un appel. « J'espère que ce qui se passe aujourd'hui va servir un peu d'électrochoc pour les élus, les autorités politiques. Qu'on prenne conscience que c'est collectivement qu'on recule lorsqu'on laisse fermer des salles de nouvelles comme on s'apprête à le faire. »