Philippe Couillard préoccupé

Philippe Couillard Le ministre de la Santé du Québec, Philippe Couillard

Au lendemain de la présentation, mercredi, d'un reportage sur les ondes de la télévision de Radio-Canada, le ministre de la Santé du Québec, Philippe Couillard, a annoncé son intention de déposer un projet de loi, à l'automne, pour encadrer les maisons de désintoxication.

Inquiet des liens entre l'organisme et la scientologie, le ministre de la Santé du Québec, Philippe Couillard, annonce son intention d'encadrer les maisons de désintoxication.

Le reportage révélait que Narconon, un centre de désintoxication dont les méthodes s'inspirent du fondateur de l'Église de scientologie, Ron Hubbard, utilise des méthodes contestées par les médecins. Le tout soulève des questions sur l'encadrement des maisons de thérapie.

« Votre reportage et d'autres incidents également montrent qu'on doit vérifier la qualité des services, ne serait-ce que pour en informer la population. Alors, on a l'intention [...] de déposer un projet de loi à l'automne, qui va mettre en place un processus d'accréditation, un peu similaire à ce que nous avons mis en place pour les résidences de personnes âgées. » — Philippe Couillard

Des méthodes contestées

Narconon propose aux toxicomanes une cure composée de quatre heures de sauna par jour, des doses massives de vitamines et une thérapie à saveur scientologique.

De plus, l'organisme se rend dans des écoles pour offrir des conférences sur les drogues. Elles sont basées sur les principes du fondateur de l'Église de scientologie.

Des parents inquiets

Des parents sont inquiets de la présentation de telles conférences dans des écoles. C'est le cas de Claude Bouchard, de la Fédération des comités de parents du Québec.

« Il y a une action qu'il faut entreprendre. Je pense qu'il faut étudier la question: Pourquoi est-ce rentré? Comment est-ce rentré? Qu'est-ce qu'on n'a pas fait comme action? Donc, s'il y a des fautes quelque part, il faut les régler. » — Claude Bouchard

D'ailleurs, la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, a affirmé qu'une lettre sera envoyée aux instances scolaires leur demandant d'être vigilants et de mieux s'informer avant de recevoir un groupe dans leur classe.

Maisons de jeunes

De son côté, la présidente du Regroupement des maisons de jeunes du Québec, Céline Morin, croit que Narconon aurait dû être plus transparent. Elle a d'ailleurs signifié à ses membres que l'organisme n'est plus bienvenu pour parler aux jeunes.