
Le nombre de familles d'accueil ne suffit pas à la demande partout au Québec. Pour répondre adéquatement aux besoins, il faudrait en avoir 90 de plus, à Montréal seulement.
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La pénurie de familles d'accueil est particulièrement grave pour les tout-petits, parce qu'il faut une personne à la maison pour s'occuper d'eux. Une quarantaine d'enfants de 0 à 17 ans sont présentement hébergés de façon temporaire, dans des foyers de groupe, dans des centres d'accueil ou des familles d'accueil de transition. Une situation préoccupante qui dure depuis plusieurs années.
Il est aussi difficile de trouver des familles d'accueil pour les garçons de 8 à 12 ans.
Des cas plus lourds
Les enfants à placer aujourd'hui sont aux prises avec des troubles de comportements plus importants, des traumatismes plus gros, des souffrances plus grandes qu'avant. Il faut dire que la toxicomanie et les problèmes de santé mentale et de jeu ont progressé chez les parents.
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La moitié des enfants suivis par la DPJ vivent toujours avec leurs parents. |
La recherche d'une famille d'accueil n'est envisagée que lorsqu'une intervention intensive de la Direction de la protection de la jeunesse auprès des parents a échoué ou lorsque l'enfant est en danger (agression physique ou sexuelle).
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Sur 100 appels reçus à la suite d'une petite annonce du centre jeunesse, une seule personne deviendra famille d'accueil. |
Le rôle de famille d'accueil est méconnu et confondu avec l'adoption. La famille d'accueil doit accepter de n'avoir l'enfant que pour une certaine période, puis de s'en séparer sans certitude de le revoir. Prendre soin de cet enfant, qui a souffert et qui peut refuser toute affection, nécessite beaucoup d'efforts et de don de soi.
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Environ 1500 enfants vivent dans près de 800 familles d'accueil à Montréal. |
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Du 27 février au 3 mars 2008, Myriam Fimbry présente quatre reportages à Désautels sur les enfants qui doivent grandir en famille d'accueil. |